Longtemps méprisés par ceux des campagnes, ils sont aujourd'hui à la pointe du combat mapuche. Comme Filutraro Paillafilu, qui a fait une croix sur Paul, son prénom espagnol. Installé à Santiago du Chili, la capitale du pays, il a fondé le groupe de hip hop "Wechekeche", "la bande de jeune" en VF, convaincu que la résistance mapuche doit se faire en musique. Inspiré par Public Enemy, le collectif Wechekeche met son rap au service de la lutte mapuche comme dans leur morceau dédié au martyr Alex Lemun. Avec trois albums autoproduits, le groupe compte une quinzaine de membres.
Les Wechekeche parlent entre eux la langue mapuche mais rappent en espagnol pour faire passer leur message chez les Chiliens. Aujourd'hui, les Mapuches ne représenteraient plus que 5% de la population chilienne, et n'ont aucun élu au Parlement. Un peuple en voie de disparition.
Pendant des siècles, les Mapuches ont régné sur ces vastes forêts qui s'étendent des deux côtés de la Cordillère des Andes. Après avoir tenu en échec les armées de l'Empire Inca, le peuple de la terre repousse les assauts des conquistadors pendant plus de trois siècles. Ils contraignent même les Espagnols à signer des traités leur reconnaissant un territoire : le Wallmapu, plus étendu que le Portugal.
Après vingt ans de conflit qui se soldent par des dizaines de milliers de morts indiens, les Mapuches perdent 90 % de leur territoire et se retrouvent parqués dans des réserves. Les deux principales entreprises forestières du Chili possèdent aujourd'hui plus de terres que tous les Mapuches réunis. De leur côté, les Indiens multiplient les attaques de convois de camions chargés de bois. La forêt est devenue un champ de bataille.









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2 commentaire(s)
real | mateo
12.02.2010 - 23h33
de rien betty, merci a toi pour ton message. Mathieu.
Merci | Betty Profane
09.02.2010 - 14h47
Merci pour ce sujet, c'était super intéressant, les stratégies politiques et artistiques pour faire entendre la voix Mapuche, ils sont une source d'inspiration pour les luttes indigènes.
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