Juliette Dragon
Depuis 1993, Juliette Dragon arpente les raves en talons aiguilles du haut de son mètre 84. Aujourd’hui, cette égérie de la nouvelle scène du cabaret électronique distille ses performances des raves aux night clubs. Avec son collectif « Surprise Party » Juliette saupoudre de glamour la techno. Dans l’une des dernières rues chaudes de Paris, le Club trône au milieu des sex-shops. C’est ici que Juliette Dragon rassemble sa troupe : le Cabaret des Filles de Joie. Pouf Daddy, Lady Chocolat, parmi d'autres personnages hauts en couleurs, se pressent chez Madame Juliette. Depuis 2 ans, le Cabaret des Filles de Joie pimente les soirées des clubbers en transformant les boîtes de nuit en maisons closes. Alors que les free-parties ronronnent, Juliette métamorphosée en mère maquerelle sous le nom de « Madame Dragon », joue avec les interdits des cabarets inventés au XIXe siècle.Planning to Rock
La fièvre du cabaret gagne aussi les milieux arty. Après avoir assuré les premières parties de Peaches pendant plus d’un an, Janine Rostron dégaine son « Planning to Rock » à Paris, sur la scène du musée d’art contemporain de Beaubourg; elle y projette ses propres vidéos dans son one woman show. Née près de Manchester, elle a étudié les Beaux Arts avant de devenir artiste vidéo. Au début des années 90, elle s’exile à Berlin où elle découvre le cabaret de l’entre-deux guerres. « Planning to Rock » mélange l’univers de David Bowie ou des Residents avec l’esprit libre de la République de Weimar boosté à l’art digital.Candy Trash
Autre caractéristique du cabaret électro : il se moque des barrières sociales. La performeuse Candy Trash est l’invitée d’un salon privé réservé à la jeunesse dorée parisienne. Seuls les initiés en connaissent l’adresse. Formée dans le désordre au chant médiéval, au théâtre et à la danse classique, Candy Trash veut, avec son show sur fond de musiques électroniques, réveiller les gens. Mais pour l’assistance, c’est surtout l’occasion de s’encanailler. Mais enfin pourquoi mêler la pauvre Candy à cette débauche ? Tim Exil
Enfin, le virus du cabaret infecte même les dancefloors. Tim, exilé de la drum’n bass se sentait engoncé dans les clichés du DJ. Pour booster ses sets, il invente son « dick stick », sa « manette sexe » qui lui permet de modifier sa voix. Entre deux mixes, Tim Exil exhibe son terrible engin dans le public. Finies les autoroutes de décibels durant lesquels on s’endort en dansant. « Nuisance gabbaret lounge » son dernier album rassemble ses performances jouées pendant 18 mois de tournée. Avec Tim Exil, programmeur informatique de métier, le cabaret plonge dans l’enfer des gabbers, ces ultras du BPM.Sir Alice
Chercheuse à l’Ircam, laboratoire national de recherche musicale, Sir Alice fait la navette entre ses installations sonores et ses productions en studio. Chanteuse dans un groupe punk à 14 ans, elle part ensuite à Londres. Mais faire des sourires en buvant des coupes de champagne avec les clients, c'est pas son truc. Les choses sont bien faites, et c'est là qu’elle découvre les dessous du cabaret et qu’elle a l’idée de faire monter son électro sur les planches. Elle profite maintenant de la scène pour pouvoir mettre en valeur toute sa féminité.
Liens>> Le site officiel de Candy Trash
>> Candy Trash sur myspace
>> Le Cabaret des filles de joie sur myspace
>> Juliette Dragon sur myspace
>> Site officiel de Tim Exil
>> Tim Exil sur myspace
>> Sir Alice sur myspace
Sur scèneLe 6 April au "Klub"
14 rue St Denis à Paris, 21h.







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