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Du 7 au 17 février, l’équipe web franco-allemande en collaboration avec la rédaction du Journal de la Culture couvre en direct l’intégralité de la Berlinale.

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Filmfestival Berlinale 2008 - Compétition officielle - 01/09/08

Elegy

Un film de Isabel Coixet


Isabel Coixet dégringole et tombe dans la soupe avec ce film raplapla sur un professeur d’université qui tombe amoureux d’une de ses étudiantes, belle et… plus jeune que lui. Bâillements garantis.

Synopsis : Le célèbre professeur Kepesh garde toujours les belles étudiantes qui l’entourent à distance. Jusqu’au jour où il fait la rencontre de Consuela Castillo lors d’une fête, une élève qui l’avait déjà étonné par sa beauté. Consuela s’avère être de taille à se mesurer intellectuellement avec Kepesh et leur liaison se poursuit bien au-delà de la première nuit pendant des mois. Malgré leur idylle, le professeur a du mal à réfréner une jalousie pathologique due à leur grand écart d’âge : cet amour le met en danger. Lorsque Consuela, à bout, le quitte, il a du mal à surmonter son chagrin…

Le trailer du film


Critique : Adapté d’un énième roman sur le même thème de Philip Roth, « Elegy » raconte les tourments d’un professeur, renommé bien évidemment, plongé malgré lui dans les affres de la passion avec une étudiante plus jeune que lui. Le professeur Kepesh, joué mollement par Ben Kingsley, loin d’être « charismatique » comme l’annonce le dossier de presse, est une version de plus de cet intellectuel en proie à des problèmes insurmontables qui feraient la joie de tout psychanalyste lambda que nous propose Hollywood par containers entiers depuis une dizaine d’années. Dans le meilleur des cas, ça donne « Wonder Boys » de Curtis Hanson et au pire, « The Human Stain» adapté du même Philip Roth par Robert Benton.

« Elegy » se range dans la section Z de ce sous-genre « mandarin d’université avec option démon de midi ». Est-ce vraiment de l’amour qu’éprouve ce professeur pour Consuela ou son regard sur sa personnalité est-il perverti, voilé par la beauté de la fille ? À vrai dire, on s’en fout complètement. Le seul truc un peu drôle est de voir Dennis Hopper, jouant le meilleur ami de Ben Kingsley, en écrivain doté d’un Pulitzer (bien sûr, il faut toujours un Pulitzer dans ces films-là), tué d’une crise cardiaque lors d’un hommage à son œuvre par le discours miteux de son ami. Précisons pour la bonne bouche que sa veuve est Deborah Harry de Blondie.

En plus, d’avoir dans le rôle principal une actrice avec le magnétisme d’une huître (Pénélope –« parce que je le vaux bien » – Cruz), le film accumule les poncifs et les clichés éculés de mise en scène. Par exemple, des ralentis avec musique sirupeuse sur des feuilles de yucca qui tombent au sol montrent la peur de vieillir ! La fin elle-même vaut son pesant de fraises tagada avec colorants et conservateurs : c’est simple, à côté d’Elegy, « Love Story » est un chef d’œuvre. La réalisatrice de « My Life Without Me » et de « The Secret Life of Words » nous avait habitué à plus de subtilité. Allez, on oublie tout (facile !) et on recommence…

Delphine Valloire
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Elegy
États-Unis, 2007, 108 min.
Réalisateur : Isabel Coixet
Avec : Ben Kingsley, Penélope Cruz, Dennis Hopper, Patricia Clarkson

Edité le : 08-02-08
Dernière mise à jour le : 01-09-08