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Caravan
Golden days
SandalaEn faisant cette déclaration un tantinet provocatrice, le membre le plus âgé de la Fanfare Ciocărlia a le sourire aux lèvres. Pourtant, il n’a pas tort car il est un fait qu’à l’aube du 20e siècle, des musiciens européens et afro-américains ont contribué à la naissance du jazz à la Nouvelle-Orléans. Et quel rôle ont joué les nombreux Tsiganes qui ont émigré aux Etats-Unis après l’abolition de l’esclavage en Roumanie ? A ce jour, ils ne sont pas évoqués dans l’histoire de la musique à propos de la naissance des « Marching-Bands » et du jazz de la Nouvelle-Orléans. On peut se demander si les membres de la Fanfare Ciocărlia aspirent vraiment à combler cette lacune ; peut-être qu’ils cherchent simplement à épater la galerie. Par ailleurs, leur approche musicale sort des sentiers battus. Surnommés « l’avalanche de cuivres » par les médias, ils bousculent, avec leurs rythmes effrénés, l’image traditionnelle des fanfares. Et lorsque ces messieurs d’un âge certain se mettent à jouer, la joie illumine leurs visages qui prennent une expression malicieuse. Car une fois lancés, ils explorent tous les types de musique, en faisant fi des frontières entre les genres. Leurs compositions sont à la croisée de l’Orient et de l’Occident, alliant mélodies asiatiques, rythmes orientaux et époustouflantes interprétations de jazz. Qu’ils jouent le thème de James Bond signé John Barry ou « Caravan » de Duke Ellington, leur amour de la musique est contagieux. En effet, la musique de la Fanfare Ciocărlia s’apparente à un bazar le long d’une route poussiéreuse d’Europe de l’Est, qui regorge d’objets exotiques et insolites qui valent le détour, et ont malheureusement tendance à se perdre à l’ère de la mondialisation.
Matthias Schneider
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Fanfare Ciocărlia
„Gili Garabdi“
Asphalt Tango / Indigo / Night & Day







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