(Allemagne 2006, 52mn)
BR
La première cause de décès chez les femmes n’est pas le cancer du sein mais l’infarctus du myocarde, comme chez les hommes. Mais si les symptômes de l’infarctus masculin sont décrits avec précision dans les manuels médicaux, les symptômes observables chez les femmes ne font l’objet d’aucune recension particulière. Ce défaut d’observation peutavoir de graves conséquences : ainsi, après un infarctus, une femme est envoyée à l’hôpital avec une à deux heures de retard, en moyenne, par rapport à un homme victime de la même maladie.
De manière générale, les médicaments prescrits aux femmes sont souvent peu adaptés à leurs besoins spécifiques, tout simplement parce que les médecins suivent des indications conçues pour les hommes. Ce n’est que depuis 2004 qu’une réglementation prévoit d’inclure les femmes dans les protocoles d’essais cliniques… sauf qu’il n’y a pour l' instant aucune obligation de le faire. Peu à peu, cependant, le milieu médical commence à reconnaître que les femmes ont une autre relation avec leur psychisme et leur corps que les hommes. Et s’il est admis depuis longtemps que la constitution hormonale de la femme doit être prise en compte dans le choix du traitement médical, est-il permis de penser qu’appartenir au genre féminin ne sera bientôt plus un facteur de risque pour la santé? C’est l’espoir qu’expriment ici les professeurs Vera Regitz-Zagrosek de Berlin et Karin Schenck- Gustaffson de Stockholm, deux représentantes européennes des “gender studies”, cette discipline universitaire qui étudie les différences sexuelles et qui s’est développée récemment aux États-Unis.Multidiffusion le 9 mars à 15.10
En partenariat avec science
Disponible en vidéo à la demande sur www.artevod.com






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