
La légende raconte qu’un prêtre taoïste se présenta un jour devant le Fils du Ciel, qui pleurait amèrement la disparition de son épouse favorite. Le prêtre promit alors à l’empereur désespéré de faire apparaître sur un écran le fantôme de celle qu’il aimait. Et c’est ainsi que le théâtre d’ombres fut inventé, en invoquant les âmes mortes, en faisant revivre ce qui avait disparu.
En 1965, la Révolution Culturelle abolit les pratiques anciennes, à coup sûr réactionnaires. Elle traque les superstitions, éradique les « vieilleries ». Les compagnies de théâtres sont dissoutes, les figures d’ombres et les recueils du répertoire brûlés, les montreurs et les musiciens humiliés…
Les anciens gardes rouges se sont aujourd’hui convertis à l’économie de marché, et le théâtre d’ombres, profondément enraciné dans la culture chinoise, a survécu.






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