François Hollande ne ferait-il pas les choses à l’envers, à contre-courant ? Il naît en 1954 en bord de Seine, à Bois-Guillaume. Ecole privée catho à Saint-Baptiste-de-la Salle. Et puis, à contre-courant du cours du fleuve, il s’installe avec ses parents, à Neuilly-sur-Seine.
Lycée Pasteur, où il côtoie Christian Clavier et Thierry Lhermitte. Pendant qu’ils bronzent, lui bûche. Licence de droit, HEC, Sciences Po, et enfin l’ENA. Il adhère au PS, qui s’entredéchire entre les différentes tendances, mais à la fin des années 70 et encore à contre-courant, il fonde un groupe… nommé « Trans-courant ». Devenu auditeur à la Cour des Comptes, sa carrière se dessine. À la tête du PS pendant 11 ans (un record), il fait tout pour éviter l’implosion du parti.
Au football, François Hollande joue à l’aile. Celui qui donne des ballons à l’attaquant, pour qu’il les mette au but. Alors naturellement, il fait campagne en 2002 pour Lionel Jospin, et en 2007 pour Ségolène Royal.
Président du Conseil général de Corrèze, il est solidement implanté en terre chiraquienne, que l’on croyait perdue pour les socialistes.
Et puis à force de passer les ballons, François Hollande a aussi envie de devenir le buteur de l’équipe. Il pense à la présidence de la République.
Affronter l’équipe d’en face, mais aussi ceux qui portent le même maillot que lui, et qui ont décidé de ne pas lui passer la balle.
Alors il faudra mordre et accepter d’être détesté. Mais y est-il seulement prêt ?
Pour connaître l’ébauche du programme de François Hollande
Laurent Joffrin a interpellé notre invité, il vient de publier L'énigme de la machine infernale : Les aventures de Donatien Lachance, détective de Napoléon, aux éditions Robert Laffont, 2010.
Le pédopsychiatre Marcel Rufo a également posé une question à François Hollande.







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