Voir le reportage (real video - 3mn03)
Le corps est nu, sans protection, vulnérable. Ainsi commence la nouvelle pièce de Tino Fernandez, chorégraphe et Juliana Reyes, auteur. Frenesi - c'est le titre de leur chorégraphie, coproduite par la Biennale de la danse de Lyon. Pour mettre en scène la colère, la rage, le duo puise dans les registres les plus extrêmes. Juliana Reyes : « Quand nous avons commencé à travailler sur la pièce, nous avons cherché des synonymes de folie. La vénération, l'exaltation par exemple, mais aussi des cas de démence profonde. Nous avons beaucoup discuté pour comprendre comment l'inconscient peut supplanter le conscient par des manifestations très physiques."
Frenesi explore les émotions radicales et les sentiments engendrés par ces états. Pour y parvenir, les auteurs se sont largement inspirés de la tauromachie. Tino Fernadez jette ses danseurs dans l'arène... symbolisée par la scène. Un espace dangereux. Mais un lieu où le danger et la vulnérabilité créent l'intérêt du spectacle. Une situation qui renvoie à la réalité Colombienne.
Tino Fernandez : "Travailler en Colombie, c'est accepter tous les extrêmes qui nous entourent. Vivre avec la tauromachie et avec tout ce qui s'y rattache, au sens le plus large, fait partie de ma culture ibérique. En faire une métaphore évoque nécessairement un parallèle avec la folie quotidienne, le cirque romain comme nous l'appelons. Il s'agit de la lutte quotidienne pour l'existence."Tino Fernandez explore avec le corps. Né en Espagne, il a fait ses études à Paris où il a monté sa propre troupe. Il vit à Bogota depuis dix ans. Frenesi choque, joue sur des registres limites, utilise la douleur et l'humiliation. Elle exprime une réalité crue… "Frenesi", une mise en scène des corps, impressionnante.
La BiennaleBiennale de la danse 2006
du 09 au 30 septembre 2006
à Lyon
>> Le site de la Biennale
>> La compagnie L'Explose






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