Taille du texte: + -
Accueil > Comprendre le monde > Sous le feu des ondes > À propos du Grenelle des ondes

Sous le feu des ondes

Le principe de précaution doit-il s'appliquer aux ondes électromagnétiques ? « Sous le feu des ondes » propose une estimation objective du risque lié au (...)

Sous le feu des ondes

Le Grenelle des ondes - 09/07/09

Friture sur la ligne

Retour sur la table ronde « Radiofréquences, santé, environnement », surnommée le « Grenelle des ondes » et organisée conjointement par les ministères de l'Écologie, de la Santé et de l'Économie numérique, qui s’est achevé le 25 mai dernier.


Trois journées et aucune mesure significative. Convoqué en urgence pour répondre aux craintes suscitées par la téléphonie mobile et les antennes-relais, le cycle de tables rondes « radiofréquences, santé, environnement », rebaptisé « Grenelle des ondes », a réuni associations, élus et opérateurs – mais pas de scientifiques – pour s’achever sur un bilan plutôt tiède. Pour le gouvernement, à la suite des actions en justice intentées par des habitants contre les antennes-relais dans leur voisinage, il s’agissait surtout de sortir de la confrontation entre opérateurs et riverains. Un impératif, car si l’État impose aux opérateurs une couverture du territoire, les tribunaux saisis les astreignent, eux, à retirer leurs antennes ! Mais à la clôture, le 25 mai dernier, sur la dizaine d’orientations retenues, seules deux pistes timides émergeaient, au nom du principe de précaution : l’interdiction de l’usage des téléphones portables par les enfants dans les écoles primaires et l’engagement des opérateurs à proposer des forfaits exclusivement SMS.

Principe d’attention
Aucun accord, en revanche, sur les antennes-relais et en particulier sur la baisse du seuil d’exposition de la population. Alors que les associations telles Robin des toits ou Agir pour l’environnement exigent un taux ne dépassant pas 0,6 volt/mètre, le gouvernement estime, avec l’OMS, qu’il n’est pas possible, en l’état actuel des connaissances, de conclure à un danger sanitaire. Résultat : il se refuse à définir un seuil limite d’émission des antennes, le taux actuel se situant entre 41 et 61v/m, conformément à la réglementation européenne. En guise de compromis toutefois, un principe d’attention est retenu, avec la mise en œuvre d’une simulation par ordinateur, pour déterminer « les meilleures techniques possibles » qui permettraient l’abaissement du seuil d’émission. Avant l’expérimentation dans des villes volontaires. Pour le reste, le gouvernement s’en remet à deux rapports très attendus : celui de l’AFSSET (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail), prévu en septembre, et l’étude européenne Interphone, sans cesse reportée à la suite de désaccords entre scientifiques. Conviées à venir poursuivre les débats, certaines associations, échaudées, ont déjà fait savoir qu’on ne les y prendrait plus.

ARTE Magazine



Edité le : 01-07-09
Dernière mise à jour le : 09-07-09


+ de Comprendre le monde