Interview - 08/12/05
Gérard Mordillat
Trois questions à Gérard Mordillat, l’auteur de « L’île Atlantique ».
"Je voulais interdire aux spectateurs de détourner le regard ou se boucher les oreilles" (Gérard Mordillat)
Les interviews de A à Z
- Aduaka, Newton
- Aractingi, Philippe
- Behrendt, Klaus Jürgen
- Bell, Inge
- Bleibtreu, Monica
- Breinersdorfer, Fred
- Bäumer, Marie
- Carpentier, Frédéric
- Catherine Breillat
- Detlev Buck
- Dridi, Karim
- Farcy, Bernard
- Ferres, Veronica
- Gabriel Aghion
- Gedeck, Martina
- Graf, Dominik
- Harfouch, Corinna
- Heisenberg, Benjamin
- Hesme, Clotilde
- Hoss, Nina
- Jean-Claude Brialy
- Karel, William
- Kirchhoff, Bodo
- Köhler, Juliane
- Ley, Raymond
- Limosin, Jean-Pierre
- Lévy, Sarah
- Meier, Ursula
- Michelsen, Claudia
- Mordillat, Gérard
- Möhring, Wotan Wilke
- Paul Spiegel
- Paul, Christiane
- Pflaum, Hans Günther
- Pölsler, Julian
- Roehler, Oskar
- Rosa von Praunheim
- Sawatzki, Andrea
- Schlöndorff, Volker
- Schwarzenberger, Xaver
- Schweighöfer, Matthias
- Sinapi, Jean-Pierre
- Steinbichler, Hans
- Stora, Bernard
- Ulla Hahn
- Wacker, Torsten
Le jugement impitoyable des enfants
Comment s’est déroulé le tournage ?
Dans le vent, le froid, la tempête ! J’étais aux anges, c’était exactement le climat que j’espérais. Dans L’île Atlantique, il y a de la neige sur la mer : impensable mais réel, terriblement réel !
Comment avez-vous choisi les enfants qui sont dans le film ?
Avec mon assistant, nous avons dû voir 400 enfants pour une dizaine de rôles. Lorsque l’on tourne avec des enfants, le choix estessentiel. Un enfant qui n’y arrive pas ou qui est inconstant le sera pendant le tournage ; par contre, s’il est bon, il le restera. Et puis la dimension affective est très importante, aussi importante que les capacités de jeu. Il faut sentir une vraie connivence, une complicité.
En toute modestie, je crois que nous ne nous sommes pas trompés pour les enfants ou les jeunes filles qui jouent dans L’île Atlantique. Si le film est réussi, c’est en premier à eux que je le dois.
Quelles images synthétisent au mieux ce que vous recherchiez ?
Celle de Jean-Charles (Camille, dans le film) regardant son père et lui disant, sans baisser les yeux, “c’est dégueulasse” ; celle de Finnegan (Jean-Baptiste), disant aux siens : “vous n’avez pas le droit”; ou encore celle des deux frères faisant face à leurs parents. L’île Atlantique est un film où les enfants jugent les parents. Et leur jugement est impitoyable.
Propos recueillis par Pascale Laniot
Edité le : 08-12-05
Dernière mise à jour le : 08-12-05