
Ce prix est remis le 26 septembre 2011 par la présidente fondatrice, Anne-Aymone Giscard d’Estaing.

Dans la capitale Guatemala City, le quartier de la gare routière est le fief de l’une des deux grandes mafias qui règne sur le pays. Elle contrôle une centaine de bordels où exercent des jeunes femmes, parfois depuis l’âge de 12 ans. Phénomène récent, la plupart viennent des régions indigènes. Victimes de l’expropriation des terres et de la crise économique, elles sont forcées à immigrer vers la capitale pour survivre.
L’association Solo Para Mujerez, a le triste privilège d’être la seule admise par la mafia à assister les jeunes mères en leur procurant une aide sanitaire et des mesures de prévention contre le SIDA. Depuis quelques mois, les distributions de préservatifs se doublent de distribution de couches.
En suivant les travailleuses sociales, le reportage nous fait pénétrer dans les lieux sordides de la prostitution guatémaltèque et mesurer les risques encourus par les bébés et les jeunes enfants des femmes prostituées. En grandissant dans ce milieu de la drogue, de l’alcool et de la violence sexuelle, ces enfants ont toutes les chances de ne jamais en sortir. Pour les petites filles, l’avenir se limite à la prostitution et pour les garçons, à l’enrôlement dans les gangs armés. Avec comme dénominateur commun, la drogue.
Avec peu de moyens, sans aucune aide publique, l’association tente d’extraire ces enfants de la spirale infernale tout en maintenant le lien entre les mères et leurs enfants. Car, à travers les témoignages, on comprend que malgré la déchéance sociale, l’amour maternel reste une valeur fondamentale pour les jeunes mères et un point de repère pour leurs enfants. Cette réalité les aide à survivre.







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