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L'origine du monde. Créee en 1866 pour un diplomate Ottoman pour finir un siècle plus tard dans les mains de Lacan. Cette œuvre de Courbet est la première représentation picturale réaliste du sexe féminin. Point d'orgue d'une oeuvre dont le réalisme transgresse à la fois la morale et les codes picturaux.
"Il ne faudrait pas dire réalisme comme la copie littérale du réel. C'est quelqu'un qui est très profondément marqué par une forme de matérialité, c'est-à-dire par la reproduction de quelque chose qui existe. La grande originalité de Courbet, c'est qu'il était libéré d'une certaine manière de toute formation académique et des différentes hiérarchies académiques, c'est de finalement considérer la peinture d'histoire, la peinture ancienne, la peinture de David, la gravure populaire ou la photographie au même niveau et de tout revoir à l'aune de sa propre sensibilité." Dominique de Font-Réaulx, comissaire
Avec Courbet, c'est la rupture. Il explore les genres majeurs de la peinture classique en brisant les codes. Nymphes laiteuses disparaissent pour laisser la place à des femmes mures aux formes généreuses et imparfaites. Acteur majeur de la commune, Courbet est obligé de s'exiler en Suisse en 1873. L'éclat de ses dernières natures mortes inspireront quelques années plus tard un autre grand peintre, Paul Cézanne.
ExpositionGustave Courbet - rétrospective
du 13 octobre 2007 au 28 janvier 2008
Galeries nationales du Grand Palais - Paris
>> Le site des galeries nationales du Grand Palais






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