Élevé dans le sud de la France au sein d’une famille anticonformiste, Henry de Monfreid vit de petits boulots successifs jusqu’en 1910, date à laquelle il tombe gravement malade, ce qui l’oblige à retourner chez son père, un peintrebohème. Une convalescence pendant laquelle il rencontre sa future femme, Armgart Freudenfeld. Il décide alors de changer de vie. Dès 1911, il débarque à Djibouti, sur les rivages de la mer Rouge, où il devient négociant en café. Révolté par le mode de vie colonial, il se mêle aux indigènes et apprend leur langue. Puis décide de construire plusieurs boutres (petits navires à voile) pour se livrer à différents commerces plus ou moins licites (perles, armes, haschisch…).
Une période pendant laquelle il se convertit à l’islam et adopte le nom d’Abdel el Haïr (l’esclave du vivant). Dans les années 30, il rencontre Joseph Kessel qui le pousse à publier. Son premier ouvrage, "Les secrets de la mer Rouge", rencontre un succès immédiat. Soixante-quatorze autres livres inspirés de ses aventures suivront et seront traduits dans plus de douze langues. Henry de Monfreid revient définitivement en France en 1947, où il s’éteint vingt-sept ans plus tard.






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