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21/05/04

House of flying Daggers

Chine/Hongkong 2004, 1h59
Réalisation : Zhang Yimou
Avec Zhang Ziyi, Takeshi Kaneshiro, Andy Lau, Song Dandan
 
Sélection officielle – Hors compétition
 
Synopsis: La Chine en l'an 859 de notre ère : la puissante dynastie Tang est sur le déclin. La « Maison des Poignards Volants » est un groupe rebelle qui veut renverser le gouvernement corrompu. La jeune aveugle Mei est sans doute la fille du chef de la bande. Le Capitaine Jin et le Capitaine Leo ont pour mission de la suivre, dans l'espoir de démasquer le chef...
 
Critique: Un an après le succès de son film HERO, le cinéaste, co-auteur et producteur chinois Zhang Yimou confirme son attachement au 'wu xian pian' ou 'wuxia', le film de sabre traditionnel très apprécié en Chine et ailleurs. En même temps, Zhang Yimou a voulu faire plus qu'un simple film d'arts martiaux. Il nous livre une version très personnelle du 'wuxia' en y mêlant un mélodrame romantique. Son héroïne Mei est une jeune fille aveugle, certes, mais qui combat comme peu d'hommes savent le faire. Pour couronner le tout, elle est d'une beauté ravissante, danse à la perfection et tourne la tête des hommes. Zhang Ziyi, qui tenait déjà le premier rôle féminin dans HERO, incarne Mei de façon sublime, volant presque la vedette aux deux superstars du cinéma asiatique Andy Lau alias Capitaine Leo et Takeshi Kaneshiro dans le rôle du Capitaine Jin.
 
Mei, une femme qui excelle dans les arts martiaux, figure au cœur de l'intrigue et l'histoire d'amour entre elle et le Capitaine Jin y occupe aussi une large place. Par conséquent, il se pourrait bien que HOUSE OF FLYING DAGGERS draine aussi un vaste public féminin vers les salles de cinéma.
 
D'emblée, le film nous tient sous son charme avec une scène de danse à couper le souffle. À telle enseigne que durant la séance de presse, les applaudissements ont fusé spontanément dans la salle. Mei, sublimement belle dans des atours hauts en couleurs, mène une danse endiablée parmi une nuée de jeunes filles vêtues de costumes chatoyants…, à faire blêmir d'envie le cinéma bollywoodien. Une grande part des scènes de combat sont réalisées à grand renfort de moyens, comme celle se déroulant dans une forêt de bambous où Mei et Jin fuient sous les salves d'une armée d'assaillants perchés dans les arbres. Et de nombreux effets 3D plongent en permanence le spectateur dans l'étonnement.
 
Un petit bémol toutefois : le film nous confronte sans cesse à de nouveaux rebondissements et mystères qu'il était impossible de voir venir. Ce côté « 'rien ne se passe comme vous l'aviez prévu » est tellement flagrant que l'on finit par s'en lasser. Heureusement, la dernière scène nous réconcilie avec le film : un combat final (dont nous ne trahirons pas l'enjeu) qui dure si longtemps que soudain, la neige se met à tomber. Mais non, ce n'est pas, comme on pourrait le croire, un savant effet numérique, mais bien une première chute de neige très réelle qui est venue surprendre le tournage. Zhang Yimou, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, a tout simplement intégré la neige dans sa séquence, nous livrant ainsi un plan final d'une beauté vraiment magique.
 
Nana A.T. Rebhan

Edité le : 21-05-04
Dernière mise à jour le : 21-05-04