Comme souvent à mi-parcours, le festival propose des journées d’une très grande intensité et ce, toutes sections confondues. Par sa beauté et sa poésie «
Liverpool » de Lisandro Alonso présenté à la Quinzaine des Réalisateurs aura donné la pleine dimension d’un cinéma libre, contemplatif, d’un suspens inédit malgré la durée des plans, vivifiant car donnant l’espoir palpable qu’il est encore possible aux spectateurs de découvrir « autre chose ». En compétition, les frères Dardenne sont de retour sans concession avec «
Le Silence de Lorna » qui retrace le trajet d’une émigrée albanaise en Belgique. Parfaitement maîtrisé et émouvant, le film digne d’une palme risque de passer au travers tant les cinéastes ont déjà été (en 1999 et en 2005) auréolés d’or. Enfin queues monstrueuses et salles combles pour «
Two Lovers » le dernier né de James Gray qui a quelque peu divisé la critique mais rassemblé en cœur tous les amoureux du mélodrame. S’il use à tour de bras des clichés du genre sous une apparente légèreté, Gray fait un constat particulièrement cynique de son époque.
Olivier Bombarda