Le code civil qui s’applique aux citoyens grecs n’a rien à voir avec la charia ! Par exemple, sur la question de la pension alimentaire en cas de divorce, la Charia n’en accorde pas pour plus de quelques mois jusqu’à ce que la femme puisse trouver un emploi et subvenir à ses besoins. Même sur la question du partage de l’autorité parentale, cela fonctionne différemment. Et en ce qui concerne la façon dont les divorces sont prononcés, on observe très souvent que la femme n’a même pas besoin d’être présente devant le Mufti ! Son mari peut donc divorcer d’elle sans qu’elle ne le sache !
Le problème le plus sérieux que nous rencontrons est que les lois de la charia sont en arabe. Ce qui veut dire que ni ceux qui plaident en grec ou en turc ne peuvent vraiment comprendre ce que la loi coranique dit. Il n’y a pas un code que l’on peut apprendre et appliquer.
Le Mufti est tout seul. Il rend les décisions seul et en arabe, donc nous ne pouvons même pas comprendre ses décisions. Donc le premier problème est celui de la langue.
Le deuxième problème est que ces décisions se passent rapidement sans que les parties soient présentes ou sans présence des avocats. Les tribunaux grecs ne font qu’enregister les décisions du Mufti. Normalement, ils devraient contrôler la légalité de ces décisions mais ça ne se passe pas. Ils ne font qu’approuver les décisions du mufti."







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