Qu’avez-vous fait depuis notre dernière rencontre au Festival de Cannes en mai 2009 et quelle est votre actu du moment ?
J’ai passé un tiers de mon temps à dormir, ce qui est dans la moyenne des terriens. Sinon, mon livre « Un Œil sur la Musique » accompagné d’une exposition de photos en grand format me fait voyager. Et comme la planète est peuplée de gens qui aiment la musique, c’est une façon très agréable de se balader.
Le concept de votre blog pour ARTE change cette année. Quelles en sont les nouveautés ?
Nous allons aussi explorer la vie berlinoise en marge de la Berlinale. C’est vrai ça, il n’y a pas que le cinéma dans la vie (je me tue à leur dire aux gens d’ARTE), j’ai l’impression qu’ils commencent à m’écouter et ça n’est pas loin d’être une victoire personnelle.
Sinon, je vais tenter une fois de plus de lancer un mouvement qui consisterait à ce que tous les journalistes fassent la hola quand un acteur prononce en conférence de presse la phrase « When I read the script ». Je ne désespère pas que ça marche un jour.
Comment vous préparez-vous à donner une image de "la ville et de ses habitants" au travers de photographies et commentaires?
Cannes et Berlin, les deux principaux festivals de cinéma d’Europe, sont bien différents : A Cannes, il fait chaud, tout le monde se balade à moitié à poil pour se donner l’air intéressant. A Berlin, il fait froid, il y a moins d’esbroufe. Ça se joue à une dizaine de degrés de différence. Sinon, les Berlinois que je rencontre défendent tous (sans exception) le quartier où ils habitent, avec comme argument que celui-ci est « plus cool que tous les autres quartiers de la Berlin ». A Cannes, les gens vantent davantage le club de gym ou le chirurgien esthétique chez qui ils ont leurs habitudes. Pas pareil.
La culture allemande et les Allemands de manière générale, vous en pensez quoi ?
Vous savez, j’ai grandi à la frontière entre les deux pays, avec un bunker de la ligne Maginot au fond du jardin. Historiquement, quand nous avions des Allemands dans le village, c’était signe qu’il y aurait une guerre mondiale dans les deux semaines. Depuis, j’ai appris à connaître ce pays et j’y ai plein de potes.
De manière générale la Berlinale, ça vous évoque quoi?
La Berlinale est un microcosme dans Berlin, où ça ne viendrait à l’idée à personne de parler d’autre chose que de cinéma, en anglais. C’est très curieux.
Le cinéma vous aimez ? Quel est le dernier film que vous avez aimé ou détesté et pourquoi ?
« Dancer in the Dark » en 2000, j’avais trouvé ça bien. A la fin elle meurt, si je me souviens bien. A part ça, je vais peu au cinéma. Je trouve ça beaucoup trop cher.
D’autres coups de cœur ou coups de gueules dans d’autres domaines ?
Le disque du groupe Variety Lab (qui va faire un carton planétaire 2009 sans l’ombre d’un doute) ainsi que la série télé américaine « How I met your Mother ».
En résumé qu’est-ce que vous attendez prioritairement de cette nouvelle aventure « Photo Report » avec ARTE ?
De trouver un message punaisé dans le service de presse du festival : « Cher Richard, on s’est croisé rapidement ici même l’an passé, pourriez-vous me recontacter si vous lisez ceci ? Signé : Neil Young ». On peut toujours rêver.







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