Jérémy, 20 ans, vit avec sa mère Myriam dans une maison sur une plage landaise. Tous les matins, il part avec elle pour le marché, où ils tiennent un stand de fruits et légumes appartenant à son grand-père, bourru et tyrannique. Contrairement à sa mère, Jérémy tient tête au vieux patriarche, car sa vie à lui est ailleurs.
Seul le surf lui importe. En cette fin d’été, il doit se présenter aux sélections : sa seule chance de devenir professionnel et de partir pour un tour du monde des vagues… et surtout ultime occasion de fuir le petit monde étouffant qui l’entoure.
Mais le changement viendra d’ailleurs. Refusant la décision de son père de fermer le stand, Myriam décide de partir rejoindre son ancien compagnon, Franck. Quant à Jérémy, il rencontre Célia, étrange jeune fille à la recherche d’un surfeur qu’elle a rencontré pendant l’été…
La vie devant soi
Dans ce premier long métrage, Frédéric Carpentier – auteur de films courts et scénariste, notamment pour André Téchiné et Érick Zonca – dépeint un univers étrange, à la fois sensuel et mélancolique. Sur ce petit carré de plage landaise où la vie s’alanguit, les personnages semblent suspendus, entre deux eaux, anesthésiés par leurs rêves. L’indécision plane et l’ailleurs tant désiré par tous se révèle souvent biaisé ou fantasmatique.
Myriam (touchante Clémentine Célarié) tente de rejoindre un amour perdu, pur produit du souvenir
Célia, adolescente neurasthénique et sauvage, cherche un jeune homme absent ; quant à Jérémy, d’une sensualité troublante avec son corps mi-adolescent mi-adulte, il rêve de compétitions de surf et de tour du monde, idéal impalpable dont il ne connaît rien. L’important est de fuir.
À tel point que les personnages ne parviennent jamais à saisir la réalité à bras-le-corps. Si ce n’est lorsque les corps se mêlent, accord sensuel filmé avec délicatesse. Et lors des sorties en surf (les fans de glisse apprécieront), où Jérémy et ses amis retrouvent le sourire, la liberté. Un premier film prometteur, porteur d’un univers singulier où l’imaginaire infiltre subrepticement le réel par le biais d’un montage nuancé, avec flash-backs subliminaux et plans oniriques.
Les vagues

Avec : Guillaume Baché (Jérémy), Clémentine Célarié (Myriam), Roxane Mesquida (Célia), Cris Campion (Franck), Jean-Claude Drouot (Alvàrez), Betty Berr (Manon), Jean-Pierre Sanchez (Lucas), Valérie Partouche (Valérie)
Image : Alexis Kavyrchine
Montage : Benoît Quinon ; Son : Martin Sadoux
Musique : Tomas Gubitsch, Tschibug
Coproduction : ARTE France, Cauri Films, avec la participation de TV 5
ARTE FRANCE
Multidiffusion le 9 janvier à 15h15








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