Toute la vie de Jean-Christophe Rufin ressemble à une histoire de cœur. Un cœur qui se brise, qu’on raccommode, qui bat fort, qui fait saigner. Il naît à Bourges en 1952 et après le départ de ses parents, ce sont ses grands-parents qui l’élèvent.
Son grand père, médecin pendant les deux guerres, sera son modèle. Comme lui, il fera médecine. Deux ans plus tard, jeune interne, il rejoint l’équipe du professeur Cabrol, un des pionniers de la greffe du cœur en France. Mais ce n’est pas là qu’est son destin. Son cœur s’ouvre aux autres au-delà de la France, il se lance dans l’humanitaire, « le rempart contre la tyrannie » dit-il.
Alors il plongera son action vers la diplomatie, pour défendre partout la démocratie. Dans l’action, il n’écoutera que son cœur. Il ira même côtoyer les services secrets, et entrera en contact avec des ravisseurs pour libérer nos otages, comme en Mauritanie, au Rwanda ou en Bosnie. Jean-Christophe Rufin est un nomade des engagements et des idées. Il devient écrivain et pour « Rouge Brésil », il reçoit le prix Goncourt. En 2008, il devient académicien. Il est immortel, peut donc avoir plusieurs vies. Au cours de l’une d’elle, il avait été nommé ambassadeur au Sénégal. Mais la Françafrique, les réseaux occultes et le président Wade ont raison de lui. Et pour faire croire que cette disgrâce ne l’affecte pas trop, il dira, comme un médecin qui pose un diagnostic, qu’il ne s’agit là que d’une « extrasystole ». C'est-à-dire un léger sursaut du rythme cardiaque.
Alors voilà, on en revient toujours à des questions de cœur. Isabelle Giordano le reçoit pour savoir à quoi ressemblera sa prochaine vie.
- Autour de l’émission :
Le dernier roman de Jean-Christophe Rufin :
Katiba, Flammarion (21 avril 2010)
ISBN-10: 2081208172
ISBN-13: 978-2081208179
La militante associative Rokhaya Diallo a posé une question à Jean-Christophe Rufin. Elle mène sa lutte contre le racisme au sein de l’association « Les Indivisibles ».







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