Pourtant, d’une manière générale, dans les années trente, les films exotiques restent le théâtre d’une comédie où l’Occident joue à se faire peur et s’émerveille des paysages sans réellement comprendre les populations qui les habitent. Un certain nombre de cinéastes se dressent contre les supercheries, comme Jean Rouch en 1953 dans "Renaissance du film ethnographique".
Jean Rouch, disciple de Marcel Griaule, ancien ingénieur des Ponts et Chaussées devenu cinéaste, cherche résolument à mettre l’outil cinématographique au service des études ethnologiques. Au Sénégal, au Niger, au Mali, ou au Ghana, il filme les rites et rituels des Africains dont il partage le quotidien. Avec quelques autres, il fonde même en 1952 à Paris le Comité du film ethnographique, initiative qui sera suivie dans plusieurs pays d’Europe, ainsi qu’en Amérique.
Liens
Jean Rouch sur le site du comité du film ethnographique
http://www.comite-film-ethno.net/rouch/rouch.htm
Hommage à Jean Rouch (site en allemand et en français) - www.jean-rouch.de
Un site internet dédié à Jean Rouch et ses oeuvres (en anglais) - www.der.org/jean-rouch
Une interview avec Jean Rouch - www.jazzmagazine.com






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