"Ce que je ne voulais certainement pas, c'est être ce que mes parents voulaient que je sois." Son père la met à la porte en découvrant dans le journal, à son premier succès, qu'elle est devenue actrice ? jeune première du Français, puis du TNP, au côté de Gérard Philipe, puis "star des séries B" de cinéma. Sa rencontre avec Louis Malle, pour le tournage d'Ascenseur pour l'échafaud (1958), change le cours de son jeu et de sa vie, qui désormais vont se confondre. "Débarrassée de son maquillage", elle embrasse avec passion le 7e art, tournant sans relâche et donnant sans réserve : Marguerite Duras, Peter Brook, François Truffaut, Jacques Demy, Orson Welles, Luis Buñuel, Jean Renoir, Joseph Losey... "La femme que je suis, dit-elle encore, s'est nourrie de tout, comme les metteurs en scène et les personnages se sont nourris de moi. C'est un échange."
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Les chansons de Rezvani, alias Cyrus Bassiak, les photos, les extraits de films, rythment ce voyage alerte dans la mémoire de Jeanne Moreau, un hymne au cinéma, mais aussi à la vie, que l'actrice, dans un dialogue riche et intime avec Pierre-André Boutang d'une part, Josée Dayan de l'autre, compare "à un jardin qu'on nous donne dès la naissance". Et de ce jardin qu'elle a voulu le plus beau possible, elle parcourt les allées et les recoins secrets avec un art consommé du récit et du verbe. De la toute jeune Pâquerette (Pigalle Saint-Germain-des-Prés) jusqu'à ses derniers rôles en date, les archives font revivre ses incarnations successives. Extraits d'interviews, de tournages ou de films "privés" - ce dîner avec Orson Welles, qui fait du charme à "Jeanne" en français dans le texte - complètent cet autoportrait émouvant d'une actrice absolue, qui reste star jusqu'au bout des ongles.
Disponible en vidéo à la demande sur www.artevod.com







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