Bande-annonce
Ce matin-là, à Londres, Stephen Collins, député travailliste plein d’avenir qui préside la Commission d’enquête sur l’énergie, se rend en métro à la Chambre, quand la rame s’immobilise : un corps a été trouvé sur la voie. à l’air libre, un jeune Noir tente éperdument d’échapper à son poursuivant, un tueur à visage découvert, qui l’exécute en pleine rue avant d’abattre un témoin qui passait en scooter. Au même instant, dans le hall du Parlement, Stephen Collins s’effondre, suffoqué par l’émotion : il vient d'apprendre que son assistante parlementaire, Sonia Baker, est la victime du métro. Suicide, accident ? à la conférence de presse improvisée hâtivement par son parti, la réaction du député suscite les conjectures : quelle était la nature de ses relations avec la disparue ? Au Herald, l’un des quotidiens en vue du royaume, le rédacteur en chef Cameron Foster flaire le gros coup avec gourmandise.D’autant que Cal McCaffrey, grand reporter au journal et ancien directeur de campagne de Stephen Collins, a quelques longueurs d’avance sur la concurrence… et sur la police. Tiraillé entre instinct professionnel et loyauté amicale, envers Stephen comme envers sa femme Anne, Cal enquête d’abord sur Kelvin Stagg, l’adolescent abattu. Mais avec sa jeune consoeur Della,
ils découvrent que ce dernier et Sonia Baker se sont longuement parlé au téléphone, le matin même de leur mort…
Épisode 2
Après le meurtre de l’inspecteur Brown, l’enquête sur l’affaire Kelvin Stagg est reprise par son supérieur, le bouillant inspecteur en chef Bell. Exaspéré par le mutisme des journalistes, il pressent que le Herald détient des informations capitales. Entre-temps, un fax anonyme expédié à la presse a révélé que Stephen Collins, avant la mort de sa maîtresse, s’apprêtait à quitter Anne, sa femme. Appelée au secours par le parti, celleci accepte de venir défendre publiquement son mari à Londres. Et tombe dans les bras de Cal McCaffrey, qui a proposé de l’héberger…
En quatrième vitesseAvec un art diabolique du montage parallèle et du rythme, Jeux de pouvoir emporte le spectateur dans un tourbillon de suspense, d’émotions et d’adrénaline. Au sens tout britannique de l’écriture et du détail s’ajoute l’excitation d’un plongeon dans le maelstrom de la City, au coeur des liaisons dangereuses entre politique, presse et pouvoir économique – tel ce dialogue jubilatoire entre le mordant Collins et une affidée du lobby pétrolier. La qualité non moins british de l’interprétation emporte définitivement le morceau, des investigateurs tout-terrain attachants du Herald aux flegmatiques seconds couteaux de Scotland Yard.
La palme revient à la brillante prestation de Bill Nighy, rédacteur en chef risque-tout sous ses blazers coincés, au charme gamin de John Simm, à l’opacité ombrageuse de David Morrissey. Devant le succès de la série, le scénariste Paul Abbotttravaille désormais à son adaptation au cinéma avec Russell Crowe, Edward Norton, Helen Mirren…
Multidiffusion le 11 janvier à 3h00 et le 12 à 15h20
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Jeux de pouvoir
(State of play)
Minisérie de David Yates (Royaume-Uni, 2003, 6x52mn, VF)
Scénario : Paul Abbott
Avec : David Morrissey (Stephen Collins), John Simm (Cal McCaffrey), Bill Nighy (Cameron Foster), Kelly Macdonald (Della Smith), Marc Warren (Dominic Foy), James McAvoy (Dan Foster), Polly Walker (Anne Collins), Philip Glenister (William Bell), James Laurenson (George Fergus), Amelia Bullmore (Helen Preger), Benedict Wong (Pete Cheng)
Image : Christ Seager
Montage : Mark Day
Musique : Nicholas Hooper
Production : BBC, Endor Productions
Troix prix BA FTA TV 2005 (meilleur acteur pour Bill Nighy, meilleur montage, meilleur son) ; Prix du meilleur réalisateur 2004 pour David Yates, Directors’ Guild of Great Britain ; Meilleure minisérie au Festival de Banff 2004






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