Johanna Vaude fait des films où matière et ontologie se disputent le terrain de l’intériorité, thème cher à son cinéma. Des films méta-physiques, des films d’après la physique des corps ou du monde, là où l’élan s’inscrit dans le mouvement universel, où les êtres sont appelés à s’élever au sens propre comme au sens figuré. Une proposition comme elle le dit d’essayer de sauver le monde d’une indigence imaginaire dont il se fait lui-même prisonnier.Adepte du Super 8, Vaude travaille à même la pellicule, intervenant sur la surface avec de l’encre de Chine ou par grattage. Depuis 2001, elle travaille également en vidéo.
- Filmographie
1996 - Bim bam schratch pfuiiiiii.... (Super 8, sonore, 10 min)
Sans titre (Super 8, silencieux, 3 min)
1997 - Autoportrait et le monde (Super 8, sonore, 10 min)
1998 - L’oeil sauvage (Super 8, sonore, 14 min)
1999 - Totalité (Super 8, sonore, 7 min)
2001 - Notre Icare (Super 8 et images 3D, sonore, 8 min)
Tryptique : She’s Gone Away... (vidéo numérique, sonore, 18 min)
2002 - I’ve Got the Power ! (vidéo numérique, sonore, 5 min)
Samouraï (Super 8 et vidéo numérique, sonore, 7 min)
2005 - Totalité - Remix (Super 8, peinture sur pellicule et vidéo numérique, sonore, 7 min)
- À consulter
Le site de Johanna VaudeÀ lire
Le cinéma pindarique et intérieur de Johanna Vaude par Raphaël Bassan, Bref, #51, hiver 2001-2002, p. 54-57.
Notre intimité collective. Les films de Johanna Vaude par Agathe Dreyfus, In « Jeune dure et pure ! Une histoire du cinéma d’avant-garde et expérimental en France », sous la direction de Nicole Brenez et Christian Lebrat, Cinémathèque Française, Mazotta, 2001.
Expérimentaux ou simplement cinéastes? (entretien avec Stéphane du Mesnildot, Johanna Vaude, David Matarasso et Othello Vilgard) par Raphaël Bassan, Bref #47, hiver 2000-2001, p.40-43.










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