Jacques Chirac a retenu le 10 mai comme le Jour pour la Mémoire de l'Esclavage en France métropolitaine, après achèvement des travaux de réflexion menés par le Comité pour la Mémoire de l’Esclavage, présidé par l’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé. Cette date correspond au jour où l'esclavage avait été reconnu comme crime contre l'humanité en France.
Le 10 mai 2006 la France métropolitaine commémore pour la première fois l'abolition de l'esclavage. Cette date ne se substitue pas aux dates qui existent déjà dans chaque département d'outre-mer.
Le président Jacques Chirac a confié à l'écrivain martiniquais Edouard Glissant la présidence d'une mission de préfiguration d'un Centre national consacré à la traite et à l'esclavage.
Le Nouvel Obs: calendrier des événementsLa commémoration de l'abolition de l'esclavage marquée par un hommage aux "grands hommes" qui l'ont combattu.A l'occasion de la commémoration en métropole de l'abolition de l'esclavage, dont la date a été fixée au 10 mai par le président Jacques Chirac, plusieurs événements, dont une cérémonie au jardin du Luxembourg, sont prévus.
afrik.comClaudy Siar : « Le 10 mai doit être une date solennelle et non une fête de la musique ! »Polémique autour de la commémoration de l’abolition de l’esclavage
Associations, collectifs et des personnalités publiques, journalistes, écrivains ou chanteurs, se sont insurgés contre le projet du Cran d’organiser un évènement-concert à l’occasion de la première commémoration française de l’abolition de l’esclavage. La fronde a gagné : le concert est annulé. À l’image, par exemple, de Claudy Siar, animateur radio et télé emblématique de la cause noire en France, qui s’est prononcé pour un 10 mai solennel et non « carnavalesque ».