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ARTE : Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Günter Grass ?
.Anne Freyer-Mauthner : Je m’en souviens comme si c’était hier. C’était lors de ma première Foire aux livres de Francfort, en 1972. J’étais morte de timidité, j’étais une débutante et j’avais tout à prouver. En face de moi, Günter Grass était un auteur célèbre. La trilogie de Danzig était déjà publiée en France, « Le tambour » couronné par le prix du meilleur livre étranger. Günter enregistrait une émission pour la TV dans un café, le « Schlagbaum », il s’est interrompu pour me parler, c’est montré patient et curieux. Pour moi, c’était extraordinaire. Dans la cohue, il prenait le temps de faire connaissance. Lui, se souvient plutôt de notre rencontre deux ans plus tard à Paris, à l’occasion de la publication du « Journal d’un escargot ». C’est de là que date notre véritable collaboration
Que souhaitez-vous à Günter Grass pour son 80ème anniversaire ?
Je lui souhaite sérénité, santé, vitalité, qu’il nous fasse faire partager d’autres aventures littéraires, d’autres bonheurs de lectures, qu’ils continuent à nous prodiguer sa chaleur et sa générosité..
Anne Freyer-Mauthner est directrice éditoriale pour la littérature étrangère aux éditions du Seuil.
Interview d'Anne Freyer






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