Comment le cinéma africain trouve-t-il son public ? Une fois encore, la Berlinale s’intéresse au présent et à l’avenir du cinéma africain dans son Berlinale Talent Campus 2008. L’idée de la directrice de cette manifestation, Dorothee Wenner, est de compléter le puzzle du cinéma mondial, d’inviter les talents du septième art local et de leur offrir un soutien autant pratique que moral pour la réalisation de leurs projets.
L’un de ces jeunes talents, Teboho Edkins, était venu en 2007 à Berlin faire le pitch de l’un de ses courts métrages 2007. Son film « Kinshasa 2.0. » sera projeté dans le cadre de la Berlinale 2008 le jour où le festival ouvre ses portes au public. Son court métrage, entre documentaire et animation style Second Life, est au départ une solution de fortune. A l’époque, en RDC, il était impossible de filmer la réalité dans des conditions normales. Nous avons observé ce réalisateur bouillonnant dans son studio 3D dans le quartier berlinois de Prenzlauer Berg, où il mettait la dernière main à son film tourné en 16 mm et en HD, entouré de son chef opérateur et de spécialistes du multimédia.
Soutenir le cinéma africain, c’est aussi l’objectif d’une association très active « AfricAvenir », qui s’emploie à diffuser en Allemagne une image différente de la société et de la politique africaines et à lutter contre les stéréotypes. Philippa Ebena, spécialiste du cinéma africain à AfricAvenir, nous a dit la difficulté d’importer des productions africaines en Europe.
Autre invité de la Berlinale : le cinéphile mauritanien Abdourahmane Salem, qui organise pour la quatrième fois une « caravane cinéma » à travers son pays. Son idée est de faire connaître le cinéma jusqu’au fin fond des campagnes.
METROPOLIS a rencontré le projectionniste chez lui, en Mauritanie, et a suivi la caravane dans son périple.
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