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Arte Journal - 16 juillet 2010 - 20/07/10

Kirghizistan : les arrestations arbitraires se poursuivent

ARTE Journal 16 juillet 2010
Que peuvent faire les Occidentaux afin d'éviter un nouveau bain de sang au Kirghizistan ? Une question primordiale pour Paris et Berlin. Les ministres français et allemand des Affaires étrangères se sont rendus àOch, vendredi 16 juillet. Bernard Kouchner et Guido Westerwelle y ont rencontré des rescapés des massacres du mois de juin dernier. Le chef de la diplomatie française s'est ensuite rendu à Bichkek pour inaugurer la nouvelle ambassade de France au Kirghizistan. Avec l'Allemagne, la France est le seul état européen à disposer d'une ambassade dans ce pays.



Les arrestations arbitraires se poursuivent
Le Ministre français des Affaires étrangères et son homologue allemand ont également rencontré laprésidente de la République kirghize, Rosa Otounbaeva et les membres de son nouveau gouvernement nommés en début de semaine. Au menu des discussions : les interpellations arbitraires et les tortures infligées aux Ouzbeks suite aux émeutes de juin. Une enquête internationale sur ces événements doit être menée selon l'appel conjoint de Bernard Kouchner et de Guido Westerwelle.


L'OSCE appelée à la rescousse
L'ONG Human Rights Watch vient justement de critiquer le Kirghizistan pour les poursuites "disproportionnées" visant la population ouzbek. Selon HRW qui a enquêté sur 30 cas de détentions, au moins un homme est décédé après avoir été torturé. Dans la région d'Och, les quartiers ouzbeks sont visés par des raids quotidiens de milices paramilitaires. L'OSCE a été appelée à la rescousse : l'Organisation pour la sécuritéet la coopération en Europe va dépêcher 52 policiers pour observer la situation précaire qui règne dans le sud du Kirghizistan après les affrontements ethniques meurtriers du mois de juin.
(Avec AFP)



ARTE Journal 28 juin 2010
Un calme relatif règne au Kirghizistan ce lundi 28 juin, au lendemain du référendum portant sur une modification de la Constitution et permettant d'instaurer une démocratie parlementaire. La nouvelle Constitution a été adoptée à une écrasante majorité - plus de 90 % de la population s'est prononcée pour une réduction des pouvoirs du président au profit de celui du parlement.

La présidente par intérim, Rosa Otounbaïeva, assurera encore la fonction suprême jusqu'aux prochaines élections, prévues à l'automne 2011. Même dans le sud du pays, les habitants semblent avoir opté pour la stabilité. Début juin, de très violents affrontements inter-ethniques entre Kirghizes et la minorité ouzbèke y avaient fait au moins 2000 morts. Les organisations humanitaires sont toujours au chevet d'un million de personnes directement ou indirectement touchées par ces violences. 100 000 personnes ont rejoint l'Ouzbékistan voisin, 300 000 autres ont fui leurs habitations pour trouver refuge ailleurs dans le pays.Depuis le renversement du président Bakiev par un soulèvement populaire en avril dernier, destitution sanglante qui avait coûté la vie à 87 personnes, le nouveau gouvernement intérimaire n'avait pas vraiment réussi à rétablir le calme dans cette ex-République soviétique.
Les réactions du Kremlin ne se sont pas fait attendre : la Russie, qui préfère des leaders autoritaires, prévisibles et malléables, s'est montrée irritée par ce choix en faveur du pluralisme à l'occidentale. Le Président russe Dmitri Medvedev a déclaré "qu'un tel régime risquait de favoriser l'éclatement du pays..."

Sur les origines et les conséquences du conflit, notre dossier











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Edité le : 15-06-10
Dernière mise à jour le : 20-07-10


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