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lundi, 10 mars 2008 à 14:55 - 13/02/08

L'exploit de l'éclaireur

Un film d'espionnage tourné dans les décombres de la Seconde Guerre mondiale pour exalter l'héroïsme de l'Armée rouge, qui devint un classique du cinéma de jeunesse soviétique, et auquel Boris Barnet insuffle sa poésie fantasque.

Fedotov, un jeune officier de l'Armée rouge, est parachuté dans l'Ukraine occupée par la Wehrmacht afin d'y intercepter la correspondance secrète entre le chef des forces nazies sur place et le quartier général d'Hitler. Il se fait passer pour un entrepreneur avide d'exploiter les Ukrainiens à disposition. Il parvient à s'associer à un homme d'affaires influent, Friedrich Pommer, dont le fils n'est autre que l'aide de camp du général visé. Tous deux se rendent dans la ville de Vinnitsa. Mais les nazis ont aussi leur agent double : un collaborateur infiltré au sein des partisans ukrainiens.


INFORMATIONS SUPPLÉMENTAIRES

"Peindre vraiment l'homme"
Comme Alexandre Medvedkine, Boris Barnet, qui tourna son premier chef-d'oeuvre, La jeune fille au carton à chapeau, en 1927, fut un "cinéaste officiel" soviétique des plus fantasques, souvent en butte aux tracasseries de la censure, mais jamais réellement proscrit malgré sa profonde originalité. "Je ne suis pas, je n'ai jamais été un homme de théories, confia-t-il à Georges Sadoul, dans l'une de ses rares interviews. J'aime avant tout la comédie, je me plais à introduire des scènes drôles dans un drame et des épisodes dramatiques dans un film comique." Le créateur inspiré d'Okraïna (1933) s'interrogeait aussi : "Mon ambition a été de montrer les hommes dans la vie contemporaine. Mais je me demande si je vivrai encore assez longtemps pour peindre vraiment l'homme." Dans cette histoire d'espionnage à suspense, qui resta un classique du film de jeunesse tant que dura l'Union soviétique - et qui aurait, paraît-il, particulièrement enthousiasmé un petit pionnier nommé Vladimir Poutine -, on retrouve les grands traits de la filmographie d'époque, nourrie des énormes souffrances et de l'héroïsme de la "Grande Guerre patriotique". À ce récit ancré dans une réalité encore toute proche, Boris Barnet insuffle son art du détail et de la direction d'acteurs, son humanisme, et aussi son irrépressible fantaisie.

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L'exploit de l'éclaireur
lundi, 10 mars 2008 à 14:55
Pas de rediffusion
(1948, 87mn, VOSTF)
ZDF

Edité le : 13-02-08
Dernière mise à jour le : 13-02-08