Johannes, chercheur en virologie, a quitté Berlin pour aller vivre à Munich, où il a obtenu une place d’assistant auprès du prestigieux professeur Behringer. Rapidement, il se lie d’amitié avec son collègue Farid, d’origine algérienne. Mais les services secrets allemands soupçonnent ce dernier d’appartenir à une organisation terroriste et lui demandent de le surveiller. Parallèlement, les jeunes gens entrent en compétition dans leurs recherches et tombent amoureux de la même femme.Noire douceur
Le jeune chercheur, magistralement interprété par Bastian Trost, ne manque pas d’ambition, mais il se targue aussi d’être un homme intègre et serviable qui prend soin de sa grand-mère grabataire et refuse la compétition au travail. Dans l’atmosphère trouble de l’après-11-Septembre, il commence par repousser avec indignation la proposition que lui fait la police, mais bascule peu à peu dans le doute et la peur… Ou peut-être est-ce de la haine ? Avec beaucoup de maîtrise, Benjamin Heisenberg concocte un film à suspense très réussi baigné par une atmosphère troublante. Tout en suivant le cheminement parallèle de ses personnages, il dessine à petites touches insidieuses un monde où confort rime avec repli sur soi et relativité des valeurs, où la trahison ne dit pas son nom. Un film contemplatif, en dépit de la trame policière, dans lequel l’amertume s’installe en douceur.
Multidiffusion le 22 octobre à 22.45,
Vendredi 20 octobre 2006 à 20h40
L’eau qui dort
(Schläfer)
Téléfilm de Benjamin Heisenberg (Allemagne/Autriche, 2004, 1h39mn, VF)
Avec : Bastian Trost (Johannes), Mehdi Nebbou (Farid), Loretta Pflaum (Beate),
Gundi Ellert (Mme Wasser), Wolfgang Pregler (le professeur Behringer),
Image : Reinhold Vorschneider,Montage : Stefan Stabenow, Karina Ressler,
Musique : Lorenz Dangel,
Coproduction : Coop99, Juicy Films, ZDF, ARTE, ZDF






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