
Voici quelques exemples :
En France : en vertu de la loi de 1905 s’applique le principe de laïcité, à savoir la séparation des Églises et de l'État : les symboles religieux sont interdits dans les lieux publics et les activités des Eglises sont limitées au domaine du culte.
En Allemagne : Il n’y a pas de séparation des Églises et de l'État. L'État participe notamment au financement de jardins d’enfants et d’établissements catholiques ou protestants. Les Eglises perçoivent un impôt – Kirchensteuer – qui est prélevé par l'État. Les cours de religion sont placés sous le contrôle de l’Etat mais les programmes sont du ressort des Eglises.
En Grande-Bretagne : L’Eglise d'Angleterre (Church of England) créée en l’an 596 à l’arrivée de saint Augustin possède le statut d’une église d’Etat. Siégeant à la Chambre des Lords, les évêques sont donc associés au processus législatif. Le Gouverneur suprême de l'Église d'Angleterre est actuellement la reine Elizabeth II.

Aujourd’hui, une pratique intégrale de la religion est incompatible avec la laïcité : dans un même pays, on ne peut célébrer également les fêtes religieuses chrétiennes, juives et musulmanes ou encore manger casher ou halal sans prescription religieuse.
En revanche, une certaine forme de laïcité peut être compatible avec une pratique religieuse plus modérée : à égale distance des religions, on parlera plutôt d’une laïcité à l’américaine, sans Eglise établie, où l’Etat peut favoriser une religion à condition de favoriser toutes les autres religions.
En France, la laïcité signifie que l’Etat ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. Ce n’est pas totalement incompatible avec la pratique religieuse mais cela la rend plus difficile. La religion relève en effet du domaine de la sphère privée et l’expression religieuse est donc impossible dans tous les domaines de la vie publique ».






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