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Plongez dans l'univers de Charlie Chaplin : sa vie, son oeuvre, animation interactive, photos...

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Plongez dans l'univers de Charlie Chaplin : sa vie, son oeuvre, animation interactive, photos...

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31 décembre 2009 à 20h50 - 17/12/09

La Ruée vers l'or

Rediffusions le 1er janvier à 15H35 & 7 janvier à 14H15


Un solitaire chercheur d'or confronté au désert physique et sentimental.
Par le génie de Chaplin, les étendues glacées du Nord américain deviennent un état d'âme. Une réussite magistrale.

Charlot fait partie des milliers d'aventuriers partis chercher fortune dans les immenses étendues enneigées du Grand Nord américain. Dans sa quête du précieux métal, il rencontre un ours, un assassin, un prospecteur affable qui, en proie à une hallucination, le prend pour un poulet dodu. Après bien des vicissitudes, il finit par s'éprendre d'une entraîneuse de cabaret, Georgia...



L'amour au coin de la ruée

L’intensité expressive des images n’a jamais été plus frappante que dans La Ruée vers l’or, qui n’est pas sans évoquer des eaux-fortes de Rembrandt. La frêle silhouette de Charlot face à l’immensité blanche, les gestes lyriques de Mack Swain sur les fonds enneigés, sont parmi les plus beaux motifs de cette symphonie en noir et blanc.
La nature hostile et immense crée une poignante impression de solitude où s’exprime à merveille la grandeur tragique de Charlot, confronté au froid, à la faim et à la solitude. Dans ce film, le rire oppresse, pour la première fois, comme une souffrance physique.
Pourtant, les ressorts du drame sont élémentaires. Dans une cabane autour de laquelle rugit le vent des cimes, trois hommes sont enfermés : un méchant, un fort, un faible. La femme représente un exutoire pour ces héros qui, tiraillés par la faim, basculent peu à peu dans l’imaginaire.
Fasciné par les lumières de la ville, Charlot s’amourache de Georgia. Cette dernière n’est plus Edna Purviance, l’amie consentante et fidèle, mais la femme-enfant, surprenant mélange d’innocence et de cruauté, de simulacres et de sincérité. La danse qui unit ces deux êtres solitaires a tout d’une incantation.
Charlot tient cette femme comme une déesse. Ses mouvements sont lents, majestueux, presque rituels. Mais cette fresque à plusieurs panneaux s’appuie sur l’épisode pivot de la nuit du réveillon dans laquelle s’inscrit le fameux "ballet des petits pains" : deux fourchettes piquées dans des pains vont simuler, sous les doigts de Chaplin, deux jambes et toutes les figures du ballet. Cette merveille d’expression pantomimique est un cri silencieux de l’âme qui se serait faite geste. Chaplin se réveille à minuit et mesure l’étendue de sa solitude. Georgia n’est pas venue le rejoindre. L’expression du visage de Charlot, qui laisse transparaître tour à tour la terreur et l’angoisse, rompt brutalement avec le registre de ses œuvres antérieures.

(The Gold Rush)
Film de Charlie Chaplin (États-Unis, 1925, 1h50mn, noir et blanc, muet)
Scénario : Charlie Chaplin
Avec : Charlie Chaplin (le chercheur solitaire), Mack Swain (Big Jim McKay), Tom Murray (Black Larson), Georgia Hale (Georgia), Henry Bergman (Hank Curtis)
Image : Roland Totheroh, Jack Willson
Musique : Charlie Chaplin, Max Terr
Production : Charlie Chaplin

La ruée vers l'or
mercredi, 27 janvier 2010 à 14:45
Pas de rediffusion
(Etats-Unis, 1925, 69mn)
ARTE F

Edité le : 10-12-09
Dernière mise à jour le : 17-12-09