(GB – USA, 2004, 1h38)
Avec Kirsten Dunst, Paul Bettany, Sam Neill
Synopsis : Excellent jouer de tennis, le britannique Peter Colt (Paul Bettany) n’est pourtant jamais devenu un champion. Classé dans sa jeunesse 11e joueur mondial, il a senti sa confiance en lui se déliter, jusqu’à rétrograder au 119e rang. A la veille de disputer le tournoi de Wimbledon, Peter prend une décision : se retirer et enseigner le tennis à des veilles dames. C’est alors qu’il fait la connaissance d’une jeune prodigue du tennis, l’américaine Lizzie Bradbury (Kirsten Dunst), grâce à laquelle il va non seulement connaître l’amour, mais retrouver sa foi perdue en le tennis…
Critique : Sport et cinéma ont rarement fait bon ménage, du moins sur le terrain de la fiction. Courses de voitures et joutes nautiques servaient néanmoins jadis de toiles de fond glamour à bon nombre de comédies américaines qui, en Europe, mettaient en scène les débuts de la jet set et la fascination que les USA nourrissaient alors envers le vieux continent. Mais Audrey Hepburn, David Niven et Cary Grant, skiant à Spa ou à Cortina, n’appartiennent plus qu’aux souvenirs, et leur classe s’est évanouie avec eux.
« La plus belle victoire » est l’un derniers projets en date de Working Title, ce studio anglais ayant décroché le jackpot avec des comédies telles que « Coup de foudre à Notting Hill » ou l’adaptation du « Journal de Bridget Jones », c’est-à-dire en proposant une énième vulgarisation photogénique des stéréotypes britanniques les plus éculés, en vue d’une exportation planétaire. Ici, le tournoi de Wimbledon est le prétexte à une love story parmi les moins inspirées que l’on puisse voir en ce moment. D’une paresse inouïe, le film se contente d’appliquer une recette, dont le studio a certes maintes fois prouver la viabilité commerciale, mais dont le succès ne provoque plus aujourd’hui que des ersatz satisfaits, qui exploitent mécaniquement le filon. Sauvé de l’ineptie par la prestation souple et distanciée de Paul Bettany (aperçu en pleutre épris de Nicole Kidman dans « Dogville » de Lars von Trier), « La plus belle victoire » est symptomatique de cette nouvelle ère industrielle dans laquelle est entré le cinéma de divertissement.
Julien Welter
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La plus belle victoire
De Richard Loncraine
(GB – USA, 2004, 1h38)
Avec Kirsten Dunst, Paul Bettany, Sam Neill
sortie du 20 octobre 2004
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