Voir le reportage (real video - 3mn49)
Née en 1979 comme une simple troupe de rue, La Fura dels Baus crée un théâtre dont la force de provocation et la violence physique, surprennent l'Europe puis le monde entier. Et en 1992, des milliards de spectateurs découvrent la Fura lors de leur mise en scène de l'ouverture des JO de Barcelone. Au fil de leur évolution, la compagnie s'attaque à de nouveaux défis. Depuis une dizaine d'années, c'est l'opéra qui capte toute leur énergie. Dans cet inquiétant Barbe Bleue l'artiste catalan Jaume Plenza a participé à la conception d'un décor à l'austérité glacée. Un décor dépouillé, laissant la place aux nouvelles technologies.
Jaume Plensa : "Nous vivons à l'ère médiatique où ce qui n'est pas vidéo n'est pas contemporain. Ce qui est contemporain, ce sont les idées, pas les matériaux. Vous avez besoin d'un marteau pour enfoncer un clou, pas d'une caméra vidéo… Donc chaque chose a une place et une finalité. Dans cette création, la vidéo s'intègre telle une pièce d'horlogerie, de la même façon que l'espace et les acteurs…"
La pièceLe Château de Barbe-Bleue
Béla Bartók (1881-1945)
Direction musicale : Gustav Kuhn
Mise en scène : Alex Ollé et Carlos Padrissa de La Fura dels Baus
Conception espace et costumes : Jaume Plensa
Représentations les 04, 06, 08, 13 et 16 février 2006
Au Palais Garnier - Paris
>> Le site officiel
Le Château de Barbe-Bleue est le seul et unique opéra de Bartók. Il a été écrit en 1911, sur un livret de Belá Balazs, d’après le conte de Perrault. Celui-ci a détourné le récit originel vers quelque chose de sombre, de massif, d’indistinct, qui interroge surtout la question de l’homme et de la femme en amour. Il n’y a pas d’action à proprement parler, mais une expérience essentielle, pleine de mystères et d’incertitude, dont le climat rappelle parfois celui des pièces de Maeterlinck. L’oeuvre peut aussi être lue comme une métaphore de la solitude de l’homme. Bartók avait lui-même un besoin impérieux de solitude intérieure et ses absences pouvaient être parfois effrayantes. Sur le plan musical, l’oeuvre fait preuve d’une économie de moyens et d’une efficacité impressionnantes. Par sa brièveté, comme par la concentration qu’elle met en oeuvre, elle donne à chaque mot, à chaque phrase, à chaque silence, un poids particulier. Chaque « porte » recèle une image musicale au pouvoir évocateur très fort. En même temps, Bartók y fait preuve d’une grande audace dans la sonorité orchestrale, affranchie de toute contrainte harmonique ou mélodique. A tel point que l’oeuvre fut d’abord jugée « impossible à exécuter » et, dans un premier temps, refusée par l’Opéra de Budapest.
Liens>> Le site de La Fura dels Baus
>> A propos de La Fura dels Baus






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