En hiver, la production d’énergie, sera complétée, dans la mesure du possible, par deux éoliennes (3 kW chacune) disposées sur la glace autour de Tara.
En été, le soleil permanent sera une bonne source d’appoint grâce à la mise en place d’une douzaine de panneaux solaires (total de 2,5 kW). Ce dispositif permettra de pallier les besoins de base. En cas de pic de consommation, comme lors de la présence d’un gros contingent scientifique, les groupes électrogènes viendront compléter le dispositif.
Tara est dotée depuis sa construction d’une épaisse isolation limitant les déperditions de chaleur. Les grandes baies vitrées du carré recouvertes d’un matériau isolant en hiver capteront la lumière et la chaleur du soleil les mois d’été.
Recyclage et gestion de déchets
Le bateau possède un container permettant de stocker 2 ans de vidange. Durant la dérive, les déchets seront triés : le verre, le fer et les déchets organiques seront rejetés en mer dans un trou entretenu dans la banquise.La faible quantité d’emballages papier et carton restant à bord est brûlée sur place, car le CO2 émis pour rapatrier ces déchets en Europe serait bien supérieur.
Les autres déchets (plastiques et emballages aluminium) seront compactés et stockés jusqu’au retour en Europe.
Le CO2 émis ne pouvant être capté et stocké, les émissions de gaz à effet de serre dues au projet seront compensées par le financement d’un programme ad hoc.
Reste la question de ce que l’on appelle les « eaux noires », les toilettes seront installées sur la glace elle-même, à coté de Tara, pour permettre une évacuation quotidienne vers la mer. Même pour uriner l’équipage, puis plus tard les visiteurs, devront se rendre dans un endroit spécifique, afin que l’environnement du bateau ne soit pas contaminé, problème important pour la génération d’eau douce propre. Une partie de ces déchets organiques suivra la dérive des glaces jusqu’en mer du Groenland ; ils dégèleront dans ces eaux plus chaudes et entreront dans le réseau trophique.
Coté médical, les déchets sont quand à eux stockés dans des containers spécialisés scellés.
Eclairage
Pour minimiser la consommation des ampoules, elles ont été remplacées par des diodes 100 fois plus économes dans les endroits les plus fréquentés. Comme technologie n’est pas toujours synonyme de simplicité, la bougie et la lampe à huile retrouveront une fonction en cas de déficit énergétique imprévu.Un parc de batteries important (2400 Ah) permet de stocker un maximum d'énergie lorsque le groupe est mis en marche (notamment lors de l'utilisation quotidienne du treuil océanographique).
Approvisionnement en eau
Chaque jour l’équipe devra entretenir un stock de neige ou mieux, de glace propre : en effet, à masse égale, il faut plus d’énergie pour produire de l’eau à partir de la neige qu’à partir de glace, il neige peu en Arctique (l’essentiel de la neige est transporté par le blizzard avant de se figer en congères).Par contre seule la glace de mer de plus de deux ans est consommable, car elle s’est alors dessalée par percolation. L’optimisation de la consommation d’eau sera donc un enjeu écologique vital.
Choix des produits
L'utilisation au quotidien de certains produits est très importante comme, par exemple, le savon et, le papier hygiénique biodégradable. L’extinction des lumières et appareils inutiles, la gestion permanente du chauffage en liaison avec les fortes variations de température extérieure (des gradients de plus de 20°C sont assez courants) demandera une attention particulière.







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