Depuis trente ans, depuis qu’il a construit la première aérogare de Roissy, sa toute première œuvre, Paul Andreu a construit un peu partout dans le monde des espaces pour la plupart destinés au passage et traversés par des foules de voyageurs.
Pour évoquer ses œuvres, Andreu parle de « chemins » et de « courbes », de « tunnels » et de « passerelles », de « traversées » et de « passages », du temps, du silence, de la lumière et du vide…
Son projet pour l’opéra de Pékin : une île au centre d’un grand bassin artificiel, renfermant la vaste salle de l’opéra ainsi que l’auditorium et le théâtre.
Un grand toit, comme un écrin, une bulle, une façade sans porte posée comme une île au centre d’un grand bassin artificiel, une verrière au centre et deux ailes recouvertes de titane. Au centre de la bulle, une boîte cylindrique… Comme un écrin entouré d’un voile doré, une grande maille métallique abrite la grande salle de l’opéra. A gauche et à droite, deux salles plus petites.
"Tout ce bloc-là [le cylindre central], c’est un bloc qui d’ailleurs s’enfonce profondément dans le sol, là ça n’est pas représenté, mais qui s’enfonce aussi profondément dans le sol, c’est toute la partie scène et spectacle, là où sont rangés les décors, là où sont… et là où finalement… l’endroit où on communique, c’est cet arc de scène qui est le point de passage…"
Paul Andreu
"Je suis convaincu que tout cet espace sera visité par les gens comme un espace nouveau, comme un espace moderne, c’est un espace offert, finalement, comme à Beaubourg, comme l’escalator de Beaubourg a été, et avec, je pense, la même fonction essentielle, qui est d’attirer les gens par une qualité architecturale, une qualité urbanistique, quelque chose de nouveau à voir, et de leur faire frôler ce monde de la culture que peut-être ils auraient ignoré sans ça, et une chance de se faire happer par ce monde."
Paul Andreu
Le site officiel de Paul Andreu







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