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En revisitant le thème maîtres-valets hérité des comédies de Marivaux, l'écrivain Octave Mirbeau rédige en 1900 le journal d'une soubrette relatant les comportements pervers de ses employeurs. Buñuel reprend, dix-huit ans après Renoir, les éléments-clés du roman qu'il transpose dans la société du début des années 30. Avec une précision incisive et une ironie noire, il dresse le portrait d'une bourgeoisie dégénérée, dans une société qui s'apprête à se jeter dans les bras de Pétain. Une violence latente s'exhale des vices des protagonistes, reclus dans leur bastion provincial. Célestine - lumineuse et trouble Jeanne Moreau - évolue ainsi parmi des êtres malsains, inquiétants, interprétés avec sobriété par des acteurs terriblement vrais. Un mal-être général que Buñuel transcrit en jouant également sur des effets de surréalité. Notamment en mettant en scène de manière métaphorique la scène du meurtre : dans les bois, un sanglier pourchasse un lapin qui tente de se réfugier sous un buisson. Dans le plan suivant, trois escargots errent sur une jambe d'enfant inerte...
Disponible en vidéo à la demande sur www.artevod.com







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