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Yasujirô Ozu

Les films d’Ozu parlent du long déclin de la famille japonaise, et par-là même, du déclin d’une identité nationale. Ils le font, sans dénoncer ni mépriser le (...)

Yasujirô Ozu

12/11/03

Le livre

Arte a participé également à l’hommage rendu à Yasujirô Ozu en coéditant avec L’Institut Lumière et Actes Sud un livre lui étant consacré : Ozu, de Kiju Yoshida, paru en 2003.

Kiju Yoshida fut un des chefs de file de la nouvelle vague nipponne. Entré à la Shochikû en 1955, après des études de littérature française à l’université de Tokyo, il est d’abord assistant réalisateur. Sur les traces de Nagisa Oshima, Kiju Yoshida tourne en 1960, Bon à rien. Comme le réalisateur de L’Empire des sens, il fonde en 1964 sa propre société de production et explore le thème de la libération politique et sexuelle, notamment avec Eros plus Massacre en 1969.
A la fin des années soixante dix, il part vivre au Mexique durant cinq ans et rentre au Japon tourner Promesse.
En 1988, il transpose Les Hauts de Hurlevent dans un Japon médiéval avec Onimaru. De 1990 à 1995, Kiju Yoshida vit en France et monte Madame Butterfly à l’Opéra de Lyon. Puis il réalise un documentaire sur Gabriel Veyre, l’opérateur des frères Lumière, parti tourner au Japon cent ans plus tôt.
Avant de s’investir dans Femmes en miroir, qui en 2002 marquera dans sa filmographie l’aboutissement d’un long processus.

Edité le : 22-04-04
Dernière mise à jour le : 12-11-03