Taille du texte: + -
Accueil > Echappées culturelles > Tracks

Tracks

Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

> 20050106 > Le milieu artistique iranien

Tracks

Tracks fait le tour des sons et des cultures qui dépassent les bornes, tous les samedis à partir de 23h.

Tracks

05.10.2006 - 23.20 : tracks - 31/10/08

Le milieu artistique iranien

Le milieu artistique iranien, qu’il soit en exil ou pas, s’active particulièrement pour contrer les idées reçues et fatalistes de politique est-ouest. L’art iranien véhicule un message politique, aussi bien au sien de la diaspora qu’en Iran. Depuis plusieurs années s’est créée une mouvance très engagée de vidéastes et d’artistes plasticiens. Leur réflexion porte en grande partie sur l’égalité des sexes et sur les tabous sociaux.

a lire aussi

Shirin Neshat
Shirin Neshat est une artiste vidéaste qui vit à New York. A 17 ans, au milieu des années 70, elle quitte l’Iran pour aller faire des études d’art à Los Angeles. 20 ans plus tard, elle retourne pour la première fois dans son pays natal. Elle est choquée par les changements radicaux que le pouvoir a imposé. Un choc qu’elle transpose dans son travail. La place de la femme dans l’Islam, et principalement en Iran, est le thème récurrent de ses installations et de ses photos. En Iran, les œuvres de Shirin sont vivement controversées. En occident, elle est en revanche considérée comme une artistes majeur, notamment pour son talent hors du commun à parler du rapport homme – femme dans l’Islam.

Shirin Neshat : "Les femmes subissent beaucoup plus la pression que les hommes. Il n’y a aucune égalité à ce niveau ni au niveau des lois. Pourtant, malgré ce climat d’inégalité, les femmes iraniennes parviennent à se construire. Les femmes peuvent tirer profit de ces limites, en les contournant avec suffisamment de subtilité. On assiste ainsi à l’émergence d’un nouveau genre de féminisme à « l’orientale » , qui diffère évidemment du féminisme occidental.
Notre culture est beaucoup plus complexe que les Occidentaux ne l’imaginent. Mon travail consiste à montrer la complexité de notre culture aux Occidentaux, mais uniquement d’un point de vue conceptuel, sans forcément reproduire la réalité des choses de manière concrète."

Sussan Deyhim
En Iran, le chant solo est interdit aux femmes. Sauf devant un public strictement féminin. A plusieurs reprises, Sussan Deyhim a composé la musique des vidéos de Shirin Neshat. Elle en a également tenu le premier rôle féminin. Sussan, artiste acoustique, a elle aussi quitté l’Iran au début des années 80 pour aller vivre à New York.

Tehran Rats
A Téhéran, les jeunes artistes recherchent de nouvelles formes d’expression. Keiwan aka CK1 est étudiant en art. Il est aussi l’un des premiers graffeurs du pays.Keiwan Amin et Soheil ne créer pas que des graffiti, ils ont aussi fondé le premier collectif de skate-boarders d’Iran : les Tehran rats. Dans leur travail, beaucoup d’artistes iraniens abordent les aspects positifs et négatifs de la culture iranienne. L’art iranien est varié et ouvert au monde. Et n’en déplaise aux clichés, il n’est pas fondamentaliste pour un sou.
.......................................
Liens
>> Les photographie de Shirin Neshat
>> Un livre de Shirin Neshat

>> Le site officiel de Sussan Deyim
>> Son album
>> Sussan Deyim sur Mondomix

A propos de la trilogie de Shirin Neshat
Depuis 1990, à travers son travail photographique puis ses films, Shirin Neshat, artiste iranienne résidant à New York, explore avec lyrisme des concepts universels : la mort, la folie, la sexualité et surtout cette fracture entre hommes et femmes, qui s’est révélée avec violence depuis 1978 dans son pays natal. Sa «Trilogie», composée des films «Turbulent», «Fervor» et «Rapture», projetée sur deux écrans l’un face à l’autre, souligne avec force cet éternel mouvement oscillatoire entre deux pays, deux cultures,deux espaces et deux sexes. Dans ces films sans paroles, une musique fascinante et viscérale, exprime toutes les pulsions, sert d’exutoire aux passions et aux sentiments les plus violents. Mais l’image reste la plus forte. Le graphisme pur des paysages de pierre blanche, sillonés d’un défilé d’ombres noires, ces mystérieux visages de femmes, un arbre hiératique dominant d’immenses plaines : chaque plan possède sa magie intrinsèque.
Devant ces visions d’une poésie envoûtante, les sensations affluent soudain et l’emportent sur la raison. Le festival de Locarno rend hommage à son travail en présentant six de ses films dont le dernier, «Tooba», dans la section artistique «In Progress», ainsi que «Passage», un film qu’elle a réalisé en collaboration avec le compositeur Philip Glass, projeté sur la Piazza Grande.
Un article de Delphine Valloire

Interview de Shirin Neshat
Interview 1 (real video - 5mn16)
Interview 2 (real video - 4mn58)
Interview 3 (real video - 5mn45)
Interview 4 (real video - 9mn17)
Interview 5 (real video - 1mn20)
.............................................
TRACKS
Jeudi 05 octobre 2006 à 23h20
Rediffusion le mardi 10.10 à 01h10
Rédaction : MME
.............................................

Edité le : 04-10-06
Dernière mise à jour le : 31-10-08