Peter SísLe mur : mon enfance derrière le rideau de fer
Grasset
Octobre 07
56 pages / 16,90 €
L’enfance en Tchécoslovaquie de Peter Sís, derrière le rideau de fer est grise. La Seconde Guerre mondiale vient de se terminer mais les Russes ont pris la place des Allemands et Prague respire difficilement sous la pression communiste.
Le rideau de fer a fait fuir la liberté, les rêves et désirs d’une génération. Le monde des possibles s’est restreint comme une peau de chagrin. Les enfants grandissent avec des modèles d’héroïsme façonnés par les idéaux soviétiques. L’art et la culture sont censurés. Le courrier est ouvert. L’art officiel prône le réalisme socialiste.
Peter Sís ne remet pas en question ce qu’on lui dit mais peu à peu, il découvre des choses. Les adolescents veulent porter des Jeans, écouter de la musique et s’essayer à la guitare ou à la batterie. Il entre dans un groupe de rock alors que les instruments sont interdits. L'imaginaire et la créativité leur apportent un vent de liberté.
En 1968, quelques éléments de la culture de l’Ouest s’infiltrent dans le pays et les rêves peuvent devenir réalité. Les cheveux longs sont autorisés et l’espoir rejaillit sur la population. Il est de courte durée.
Ensemble de carnets personnels et de dessins, Le Mur est un ouvrage magnifique sur une jeunesse passée de l’autre côté du mur. Le talent de Peter Sís s’exprime malgré la censure et devient une arme contre l’oppression. Sa créativité apporte des touches de couleur dans sa jeunesse paramétrée par le régime communiste. Elle est le passeport vers la liberté.
Alexandra Morardet






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