Les renards sont des animaux fascinants. Ils sont parvenus à s’adapter à un habitat naturel changeant. Mais ce n’est pas tout. En Europe, la population de renards est en constante augmentation, en particulier à proximité des zones d’habitation. Il en va de même pour la population d’échinocoques, communément appelé le ténia des renards. Environ 30 % des renards vivant en liberté sont porteurs de ce parasite. Dans certaines régions, ce chiffre peut même atteindre 75 %.Les échinocoques vivent habituellement dans l’intestin des renards. Ils y pondent leurs œufs qui sont ensuite éliminés dans les excréments. Ces excréments peuvent ensuite entrer en contact avec la bouche des humains.
L’échinococcose peut également se transmettre à l’homme par l’intermédiaire des animaux domestiques. Les souris ingèrent les œufs d’échinocoque qui vont incuber dans leurs intestins. Il suffit, ensuite, qu’un chat ou un chien domestique mange la souris infectée. Les œufs, éliminés avec les excréments, peuvent alors rester collés à leur pelage.
L’homme peut être infecté par l’échinococcose en jouant avec un animal ou en le caressant. Et les enfants qui ont la fâcheuse habitude de mettre leurs doigts dans la bouche sans les laver sont d’autant plus exposés à ce parasite.
Il faut également être prudent lorsqu’on consomme des champignons cueillis dans la nature. Ces champignons peuvent également être porteurs de l’agent infectieux. Pour détruire ces vers parasites, il n’y a qu’un seul moyen : faire chauffer les champignons à une température supérieure à 60 degrés. Cette consigne n’est pas toujours respectée par les restaurateurs non plus. L’homme n’est pas un hôte particulièrement apprécié par les échinocoques. Les œufs parviennent à se développer jusqu’au stade larvaire, mais heureusement, les larves ne se transforment jamais en vers. Mais elles peuvent tout de même causer de terribles dégâts. Elles se nichent à l’intérieur des poumons et du foie et y forment des kystes. Lentement mais sûrement, elles détruisent les organes et les patients ne se rendent compte de rien.
Il y a quelques années encore, les malades étaient condamnés. Mais on dispose désormais de médicaments très efficaces qui empêchent le développement des œufs.
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HIPPOCRATE - Magazine de santé
Mardi 29 aoüt 2006 à 14h00
Rediffusion du 04 octobre 2005
Rédactrice en chef : Heidemarie Petters Une coproduction ZDF -ARTE G.E.I.E.






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