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Actualité Cinéma

Pour ceux qui aiment les macarons… (ou les costumes ou Michelle Pfeiffer)

Actualité Cinéma

Sortie le 27 octobre 204 - 26/10/04

Les Revenants

De Robin Campillo
(France, 2004, 1h45)
Avec Géraldine Pailhas, Jonathan Zaccaï, Frédéric Pierrot
 
Synopsis : Un jour, sans que l’on sache pourquoi et encore moins comment, les morts sont revenus, quittant les cimetières pour réinvestir les villes où jadis ils résidaient, en se présentant sous une image en tous points identique à celle que l’on avait gardé d’eux, si ce n’est une attitude pour le moins pondérée, qui produit l’effet contraire chez tous ceux qui les voient revenir. Désemparée, une petite communauté, soumise elle aussi à ce phénomène, cherche à réagir dans la concertation. De réunion en palabre, le problème de la réinsertion des revenants dans la société reste entier.
 
Critique : Genre particulièrement mal-aimé (à l’exception de Jean Cocteau ou de Georges Franju), le fantastique français n’a cessé de produire des œuvres atypiques, dont la plupart ne parvenaient jamais à emporter totalement l’adhésion. Le premier film de Robin Campillo, qui a notamment travaillé avec Laurent Cantet (« L’Emploi du temps ») et Gilles Marchand (« Qui a tué Bambi ? »), fait le pari de s’engouffrer dans le seul registre de la science-fiction, alors qu’on s’attendait à ce que son récit se teinte d’une dimension sociale plus commune au cinéma français. S’il est vrai qu’à travers la présence de ces revenants, qu’on ne sait comment appréhender et dont on finit par se défier, se dessine la figure de l’autre, celui devant lequel on veut toujours dresser des barrières et que l’on cherche immanquablement à cadrer ou à contrôler, Robin Campillo laisse à son récit des possibilités d’interprétation parmi les plus diverses.
 
C’est avant tout la dimension plastique de son film qui le meut. Avec un cadre extrêmement travaillé et une bande-son particulièrement tenue, parcourue de bruits sourds qui forment qui peu à peu de minces lignes mélodiques, le réalisateur développe un style d’une grande raideur, où il n’est jamais laissé de place au second degré, ni à une quelconque forme de respiration ou de simple contrepoint. Comme dans les romans de Kafka, c’est cette rigidité de la forme qui permet la plus grande ouverture d’esprit, l’intellectualisation des situations ou le changement de registre altérant inévitablement l’ensemble. Si le sérieux de Robin Campillo est donc méritoire, il semble tout de même manquer de cette folie qui ne dit jamais son nom et d’une inspiration visionnaire, deux caractéristiques qui demeurent la marque des grands récits modernes.
 
Julien Welter
 
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Les Revenants
De Robin Campillo
(France, 2004, 1h45)
Avec Géraldine Pailhas, Jonathan Zaccaï, Frédéric Pierrot
Sortie le 27 octobre 204
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Edité le : 26-10-04
Dernière mise à jour le : 26-10-04