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L'interview de l'acteur Louis Garrel
L'interview de l'actrice Clotilde Hesme
La conférence de presse
La bande-annonce du film(Festival du film de Venise 2005, Real Video)
Au cours de sa longue filmographie, démarrée au milieu des années 1960, Philippe Garrel n’a jamais évoqué ouvertement les évènements de mai 1968, ni les quelques années qui ont suivi, mais plutôt leurs conséquences (la fuite avec « Le Révélateur ») ou leurs prémices (avec « Marie pour mémoire »). L’échec de la lutte, la découverte de la drogue, les idéaux se heurtant à l’épreuve du quotidien, la revendication de la naïveté ou l’immaturité… Ces éléments sont autant de couleurs qui forment la superbe palette en N&B des « Amants réguliers ».
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Ne pas rompre le fil de ces trois heures dévolues à l’émiettement d’un groupe, pieds nickelés ou figures sacrificielles d’une époque qui s’est elle-même brisée sur l’échec de ses idéaux n’est pas chose aisée. Grâce à la partition hiératique du musicien Jean-Claude Vannier (arrangeur de Serge Gainsbourg pour « Histoire de Mélody Nelson»), à la photographie dense de William Lubtchansky, chef opérateur de Jacques Rivette, ainsi qu’à la présence de Louis Garrel, propre fils du cinéaste dont le jeu repose sur un talent pour le comique tragique, doublée d’une aisance à mouvoir son corps lourd dans un état végétatif pourtant délicat, le cinéaste réussit son pari.
Aucune nostalgie ne semble prévaloir à cette évocation nourrie d’éléments autobiographiques épars. Avec dépouillement et confiance en une forme éprouvée par plusieurs réussites précédentes (« Liberté la nuit » ou « Sauvage innocence »), Garrel ne ressasse pas, mais affirme l’idée d’un cinéma dont l’exigence, l’idéal et la difficulté douloureuse à se révéler rejoignent les aspirations belles et tragiques de ses personnages.
Julien Welter pour Actualité Cinéma






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"Les amants réguliers" brûle la flamme des espoirs fragiles de mai 68 et des désillusions qui s’ensuivirent.

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