Dans une auberge de l'Angleterre moyenâgeuse, un écrivain, Chaucer, écoute des pèlerins venus en foule à la cathédrale de Canterbury raconter une série d'histoires drôles et érotiques. Il se réjouit de ce qu'il voit et entend, prend des notes et laisse aller son imagination.
Dans ce deuxième volet de La trilogie de la vie, après Le Décaméron (1971) adapté de Boccace et avant Les mille et une nuits (1974), Pasolini s'inspire des contes du poète anglais du XIVe siècle Geoffrey Chaucer. Truculents et paillards, joyeusement érotiques, ces sketches à rire (comme il y a des chansons à boire) ont pour cadre une Angleterre médiévale baignée par une lumière qui évoque les maîtres flamands. Entre réalisme et fantastique, Pasolini (qui interprète lui-même le rôle de l'écrivain Chaucer) met en scène le sexe, le pouvoir et la religion. Et nous offre un hymne à la vie, un chant d'amour pour le peuple, où le désir sexuel apparaît dans toute son innocence naturelle : "L'Évangile ne nous dit pas de rester vierge !, s'écrie une femme au milieu des pèlerins. Et pourquoi avoir créé des organes génitaux ? Pour s'en servir ! Ils ne sont pas faits juste pour pisser !"






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