Les implants cochléairesLes implants cochléaires permettent à des enfants sourds de naissance et à de nombreuses autres personnes souffrant de déficience auditive de (ré)entendre. Ces implants sont indiqués en cas de surdité de l’oreille interne, c.-à-d. lorsque seule celle-ci présente des lésions mais que le nerf et le conduit auditifs sont intacts.
Dans l’implant, les signaux auditifs sont captés par un micro puis convertis en signaux électriques par un processeur vocal. Ceux-ci sont alors transportés jusqu’à un faisceau d’électrodes introduit dans le limaçon, situé dans l’oreille interne du patient. Là, les électrodes stimulent le nerf auditif et créent ainsi une impression acoustique.
Quand les implants cochléaires se justifient-t-il ?Chez les enfants sourds de naissance, le mieux est de poser des implants cochléaires entre l’âge de un et de deux ans, dans tous les cas avant cinq ans. A ce stade en effet, le cerveau est encore capable de convertir les informations vocales en signaux compréhensibles, ce qui permet à ces enfants non seulement d’entendre mais aussi d’apprendre à parler. Un enfant disposant d’implants cochléaires met deux ans environ à passer de la phase de l’écoute à la production active de sons. Ensuite, il faut encore attendre 3 à 5 ans avant que l’enfant rattrape son retard au niveau de l’apprentissage du langage et, dès lors, plus rien ne le distingue d’un enfant entendant.
A l’âge adulte, la surdité peut être provoquée par un accident, des infections, des déficiences génétiques ou des médicaments ototoxiques. Les patients souffrant de lésions du conduit auditif interne peuvent se faire poser un implant cochléaire dès lors qu’une surdité totale ou profonde apparaît. Pour cette intervention, l’âge du patient est sans importance. En général, après plusieurs semaines, les patients sont à même de reconnaître la plupart des sons de leur environnement.
Stimulation cérébrale profonde chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson On sait depuis 1987 que la stimulation cérébrale profonde améliore notablement les tremblements, qui constituent l’un des symptômes de la maladie de Parkinson. En l’occurrence, on implante dans le cerveau du patient de minuscules électrodes devant stimuler certaines régions cérébrales et, partant, réduire les symptômes liés à cette affection.
Depuis 1993, on utilise ce type de stimulateurs pour réduire certains troubles liés à la maladie de Parkinson - tels que tremblements, rigidité musculaire ou hypocinésie - ainsi que les effets secondaires induits par des médicaments tel que le L-Dopa. Après l’intervention, le dosage des médicaments peut, en moyenne, être réduit de moitié. On estime en effet que la stimulation cérébrale profonde inhibe l’activité la région cérébrale traitée.
Les électrodes sont reliées par un câble à un petit stimulateur posé sous la clavicule, qui coordonne l’activité des électrodes. Le stimulateur est programmable, ce qui permet au médecin de l’adapter à chaque patient afin d’atténuer au maximum les symptômes avec un minimum d’effets secondaires.
...........................
HIPPOCRATE - Magazine de santé
Mardi 12 septembre 2006 à 14h00
Rediffusion du 26 avril 2005
Rédactrice en chef : Heidemarie Petters Une coproduction ZDF-ARTE G.E.I.E.






Envoyer à un ami
RSS
Facebook
Twitter