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Les mercredis de l'histoire Les mercredis de l’histoire proposent une approche critique des événements et épisodes de l’histoire européenne et internationale.

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La forteresse assiégée - 17/11/06

Les intervenants

Frédéric Gros
« La guerre est ce moment précis où tuer n’est plus un crime mais devient précisément un devoir »
Philosophe français, maître de conférence à l’université Paris XII, il a notamment publié États de violence : essai sur la fin de la guerre (2006), dans lequel il dresse un état des conflits actuels et en vient à redéfi- nir le concept même de la guerre. De la guerre de 1870 comme préfiguration de la guerre moderne jusqu’aux interventions actuelles, Frédéric Gros nous invite à penser les nouvelles formes de violence.


Francois Roth
« Du côté français, en particulier pour Napoléon III, il n’y avait pas de préparation à la guerre, ni sur le plan militaire, ni sur le plan diplomatique »
Professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Nancy, François Roth travaille sur l’histoire des XIXe et XXe siècles et sur les relations franco-allemandes. Il nous explique les raisons de l’entrée en guerre des deux pays, le déroulement des batailles, des sièges, les conséquences de la guerre sur l’Europe.


Josef Becker
« Bismarck, c’est évident, était le plus fort facteur de la politique prussienne »
Historien spécialiste de Bismarck, il nous explique comment naquit le conflit franco-allemand et quelles en furent les conséquences sur l’Allemagne.


Etienne François
« La guerre n’a véritablement été terminée qu’en 1945 ou en 1989, avec la chute du mur de Berlin »
Professeur d’histoire à l’Université Technique de Berlin, spécialiste des sociétés allemandes et françaises au XVIIe et XVIIIe siècles, Etienne François nous dresse un portrait des deux nations aux origines du conflit.


Jean-Francois Lecaillon
« Il y a une chose qui revient, c’est l’horreur ».
Enseignant et historien spécialiste du Second Empire, Jean-François Lecaillon a recueilli de nombreux témoignages édifiants de soldats français qu’il nous fait revivre. Il a écrit notamment Eté 1870, la guerre racontée par les soldats.


David Wetzel
« Aux yeux de nombreuses puissances, d’un seul coup, l’Allemagne était devenue trop forte ».
Historien américain, David Wetzel s’est intéressé aux origines du conflit et plus précisément à l’activité fiévreuse des diplomaties française et prussienne à la veille du conflit. Il nous dresse ici les conclusions de la guerre de 1870, l’avènement d’une Allemagne forte et unifiée.


Martin Van Creveld
« L’arme nucléaire est l’invention la plus importante depuis la découverte du feu, de la roue et de la charrue ».
Martin van Creveld nous amène à penser les transformations de la guerre. Professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem et polémologue internationalement reconnu, il fait le constat de la disparition progressive de la guerre conventionnelle interétatique, évoque l’impact dissuasif de l’arme nucléaire, la mutation des rapports du faible au fort dans le cadre du terrorisme, les conséquences politiques de ces transformations... Il a publié notamment Les Femmes et la guerre (2002), La transformation de la guerre (1998), Technology and war (1991).


Matthias Steinbach
« Avec la chute de Metz, c’est d’une certaine manière la France qui tombe ».
Historien allemand enseignant à l’Université de Iena, Matthias Steinbach s’est penché sur le siège de la ville de Metz, auquel il a consacré tout un ouvrage. Il évoque notamment le siège de Metz vu par un officier de l étatmajor prussien.

Edité le : 17-11-06
Dernière mise à jour le : 17-11-06


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