L'usine de Wittenberge était la plus grande unité de production de machines à coudre d'Europe. Aujourd'hui, c'est un musée. Günther Berthold et Klaus Leminski se souviennent de ce qu'a représenté l'usine dans leur vie.
Une petite ville dans le Nord-Est de l’ancienne RDA. Tout est calme à Wittenberge. Ici, on rénove une façade, là on refait une rue. Certains magasins ouvrent, d’autres ferment. Beaucoup d’habitants ont quitté la ville après la réunification. Le taux de chômage est supérieur à 20 %. Les temps ont bien changé. Du temps de la RDA, Wittenberge était connue comme « la ville des machines à coudre ». Le cœur de toute la région battait alors au rythme de l’entreprise.
Pour avoir un aperçu de cette époque, il faut désormais se rendre au musée de la ville. Nous y avons rendez-vous avec Günther Berthold et Klaus Leminski, l'ancien directeur de l’usine de machines à coudre et son ingénieur en chef. La directrice du musée sert le café « aux deux jeunes filles de Paris ». Une partie du musée est consacrée aux machines Singer et Veritas. C’est ici que l’on retrouve les restes de ce qui fut la plus grande usine de machines à coudre d’Europe.
L’après-midi, nous nous rendons sur les décombres de l’ancienne usine. Des grands hangars désaffectés, mais surtout le souvenir d’un travail effectué « parconviction socialiste » : voilà ce qu’il reste aujourd’hui aux deux retraités. Günther Berthold, qui a 82 ans mais en paraît facilement 20 de moins, s’improvise depuis quelques années apprenti réalisateur en montant les images de ses films de vacances.
Au moment de se dire au revoir, les deux hommes nous montrent de la tête le nouvel incinérateur de déchets qui s'est installé sur le site de l'ancienne usine. Aujourd’hui, on ne produit plus de machines à coudre... Mais recycler les ordures semble être un secteur rentable.
Edité le : 18-08-09
Dernière mise à jour le : 04-09-09