Au Brésil, un riche propriétaire terrien et sa femme accueillent des enfants des favelas. Avec un objectif : leur (ré)apprendre les règles de la vie en société à travers l’équitation et les soins des chevaux.

Enfants de favelas, ils ont grandi dans la rue ou bien ont été élevés par des parents violents, des mères célibataires. L’avenir de ces petits Brésiliens était plutôt sombre. Jusqu’à ce qu’ils croisent le chemin de Senhor Joaquim, grand propriétaire terrien, éleveur de chevaux et passionné d’équitation, et de sa femme Dona Terezinha. Un jour, ce couple plus tout jeune a commencé à accueillir dans sa fazenda des enfants des favelas voisines. Et il n’a plus jamais arrêté. Pour la vingtaine d’enfants qui vivent sous son toit, Senhor Joaquim a même créé une école où les enfants du voisinage peuvent également s’instruire. L’initiative ouvre d’immenses perspectives aux petits déshérités, qui réapprennent à communiquer avec les adultes et les autres enfants. Senhor Joaquim commence toujours par confier au nouvel arrivant un cheval dont il sera responsable. Car si le travail de resocialisation passe par la vie en classe et l’apprentissage de règles, il se fait surtout par les chevaux.

Les enfants apprennent à les approcher, à vivre avec eux, à les monter, à les dresser, à s’occuper d’eux. La plupart deviennent d’excellents cavaliers, certains mêmes professionnels. Senhor Joaquim est convaincu que le contact entre l’animal et l’enfant peut aider ce dernier à se stabiliser, à exister autrement. Et ça marche, même avec les plus coriaces, comme Luam, 10 ans, qui vient d’arriver. Ici, ce n’est plus la lutte quotidienne pour la survie qu’il connaissait avant. Il doit se réadapter complètement. Bientôt, Luam sera applaudi lors de shows équestres par des personnes qui le méprisaient quand il était un gamin des rues.