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ARTE Reportage

Le magazine d'actualité internationale. Tous les samedis à 18h50. Présenté en alternance par William Irigoyen et Andrea Fies

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ARTE Reportage - Spécial 100ème - 22/05/06

Les reportages (avec Carnets de route)

Mercredi 24 mai 2006 - 21h30


  • RDC : Béni soit l’eau
  • Gaza : un territoire sous perfusion
  • Retour à Melilla
  • Karachi : les 10 000 cœurs du Dr Azam

RDC : Béni soit l’eau
De Michel Dumont et Eric Bergeron– ARTE GEIE – France 2006

>> lire le Carnet de route
>> ARTE Reportage du 16 mars 2005 : RDC, l’eau source de vie



Béni, nord-est de la République démocratique du Congo, ex Zaïre. La région des grands lacs, des pluies abondantes mais où, paradoxalement, la population ne dispose pas d’eau propre pour son quotidien.
Permettre aux 170 000 habitants du centre ville d’accéder, à moindre coût, à une eau propre, en mettant en place un vaste système de 84 bornes fontaines alimentées par des eaux captées dans les montagnes et filtrée par une station d’épuration, c’est le projet mené, à Béni, par l’ONG française Solidarités.
Un projet financé par l’Union européenne avec une particularité notable : un partenariat entre la ville de Béni, la Régie des Eaux nationale congolaise et l’ONG. Les habitants de la ville ont été appelés à participer concrètement à la réalisation de ce projet.
Un an après, l’eau propre coule à Béni. Les femmes n’ont plus à faire des kilomètres pour aller chercher l’eau de vie, la ville est fière de cette « eau de la solidarité ». Béni est devenue, en République Démocratique du Congo, une référence.

ONG Solidarités
http://www.solidarites.org/NosMissions/rdc.htm



Gaza : un territoire sous perfusion
De Michael Unger, Elsa Kleinschmager, Radja Abou Dagga et Florence Touly
ARTE GEIE – France 2006

>> lire le Carnet de route
>> ARTE Reportage du 25 janvier 2006 : Gaza, l’économie asphyxiée



Quatre mois après les élections qui ont porté le Hamas au pouvoir, la situation à Gaza ne cesse de se dégrader. Le territoire est au bord de l’asphyxie alimentaire et financière. Le gel des aides européennes et américaines et la fermeture du passage vers Israël privent les Palestiniens de tout. Le nouveau gouvernement dirigé par les islamistes du Hamas est plongé dans la faillite et toute la population vit dans un extrême dénuement.
Le peuple subit de plein fouet les conséquences de cette crise. Du sucre, de la farine, quelques bananes bien mûres, faute d’avoir été achetées… Dans les échoppes, les rayons vides n’offrent que l’essentiel. La viande est devenue une denrée précieuse hors de prix. Les médicaments font cruellement défaut. Youssef, qui a repris les serres qui appartenaient autrefois aux Israéliens, se résout, la mort dans l’âme, à abandonner ses cultures. Jamel, lui, se prépare à sortir en mer. Grâce à la pêche, il peut nourrir ses sept enfants.
Dans les rues de Gaza, plus de concerts de klaxons et de circulation chaotique. La livraison d’essence est suspendue, faute d’argent liquide. Israël a interrompu le ravitaillement.
L’étau qui se resserre de plus en plus… et qui fait craindre le risque d’une explosion sociale. Le Fatah et le Hamas se déchirent. Le Hamas exhorte les habitants à manifester. Sa popularité s’effrite petit à petit. Mais pour l’instant, personne n’ose le critiquer ouvertement.



Retour à Melilla
De Ibar Aïbar, Delphine Charrueau et Raphaël Guerrin
ARTE GEIE / Ligne de Mire Productions– France 2006

>> lire le Carnet de route
>> ARTE Reportage du 12 octobre 2005 : Maroc, la frontière honteuse de l’Europe



Huit mois après avoir été prise d'assaut par des centaines de clandestins subsahariens, l'enclave espagnole de Melilla a retrouvé son calme. Les barrières de sécurité qui séparent ce bout d'Europe du continent africain ont été rehaussées de trois mètres. Plus personne ne passe ici, sauf quelques familles africaines, et des pakistanais, cachés dans des soutes de camions, et grâce à des passeurs.
José Palazon, un professeur espagnol qui essaie d'apporter un peu de dignité à ces clandestins, constate chaque jour à Melilla les ravages de la politique européenne. « Aujourd'hui, les clandestins doivent prendre encore plus de risques et partent en mer de plus en plus loin pour tenter de toucher l'Europe aux Canaries». Il y a eu au moins 1700 morts noyés depuis que Melilla est fermée. Militants des droits de l'Homme, José Palazon continue de dénoncer la violence et les mensonges des autorités espagnoles. Il aide les dernier candidats à l'Europe cachés dans les bois marocains, en déposant des demandes d'asile politique. « Ma dernière cartouche », dit-il
Ce témoin privilégié de la politique migratoire européenne a fait un film avec tout ce qu'il a capté avec sa petite caméra. Quand il rencontre les clandestins, comme ce jour-là à Oujda, sur un campus marocain, il leur dit « Prenez vous en main, agissez sur vos gouvernement ! L'Europe ne vous fera pas de cadeau... ».

Pour joindre José Palazon :
www.prodein.org@yahoo.es



Karachi : les 10 000 cœurs du Dr Azam
De Véronique Mauduy et Nicolas Grimard – ARTE GEIE / WA Productions
France 2006

>> lire le Carnet de route
>> ARTE Reportage du 1er décembre 2004 : les 10 000 enfants du Dr Azam



«Je prie Dieu pour que je puisse guérir et donner encore quelques années de ma vie à ces enfants ».
Un peu plus d’un an après notre visite, nous retrouvons le Docteur Azam chez lui affaibli et contraint au repos forcé. Son amour démesuré pour les enfants drogués à la colle et sa détermination à vouloir les sauver de la rue ont eu raison de son coeur.
Et pourtant, à Karachi ils sont encore très nombreux à avoir besoin de lui. Dans son Centre de la Promesse, Jaffer. L’enfant des rues que nous avions récupéré lors de notre première visite inconscient dans un mausolée. Méconnaissable. Il a maintenant 10 ans. Il a grandi, s’est assagi, a pris racine au centre. Mais il continue à sniffer de la colle. D’ailleurs plus aucune trace d’enfants sevrés.
Aujourd’hui tous sans exception sont « accro ». Certes, le centre les protège des dangers de la rue, mais la méthode du « sevrage progressif », qui les autorise à sniffer quatre fois par jour, est un échec. Pharaz, informaticien et fils unique du Dr Azam, revenu des Etats-Unis pour prendre la relève, fait de son mieux. Mais sans Azam, les enfants font la loi et le centre part à la dérive. Mais le docteur espère toujours recevoir des aides pour véritablement aider et sevrer ses enfants. Mais le temps presse… Il a découvert que certains de ses protégés sont séropositifs. Et l’héroïne les guette à chaque coin de rue. Le Pakistan compterait environ 6 millions d’héroïnomanes pour 160 millions d’habitants.


Pour contacter le Dr Azam :
pksocity@khi.paknet.com.pk

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Le magazine d'actualité internationale
Tous les mercredis vers 21h35
Rediffusion le samedi à 9h00

Edité le : 19-05-06
Dernière mise à jour le : 22-05-06


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