Taille du texte: + -
Accueil > Comprendre le monde > ARTE Reportage

ARTE Reportage

Le magazine d'actualité internationale. Tous les samedis à 18h50. Présenté en alternance par William Irigoyen et Andrea Fies

> Cette semaine > Cette semaine

ARTE Reportage

Le magazine d'actualité internationale. Tous les samedis à 18h50. Présenté en alternance par William Irigoyen et Andrea Fies

ARTE Reportage

ARTE Reportage - 13/02/09

Les reportages

Mercredi 18 janvier 2006 à 21h35


Une Présidente au Liberia
De Alain Chabod et Wissam Charaf – ARTE GEIE – France 2005 (14’30)

Le match a été serré, mais en novembre 2005, Ellen Johnson-Sirleaf s’imposait finalement au 2ème tour de la présidentielle au Liberia face à l’ancien footballeur George Weah et devenait la 1ère femme élue présidente d’un Etat africain.
ARTE Reportage est allé à sa rencontre à Monrovia, en ce mois de janvier marqué par son investiture officielle. Agée de 66 ans, cette ¨Iron Lady¨ comme la surnomment ses compatriotes, en hommage à sa volonté de fer, n’est pas une débutante en politique. Elle a déjà été ministre des Finances en 1979 avant de perdre son maroquin l’année suivante pour cause de coup d’Etat. Cette militante née a même connu la sinistre prison de Monrovia, - 9 mois passés derrière les barreaux en 1985 - pour s’être opposée à Samuel Doe, le dictateur au pouvoir à l’époque. Diplômée d’Harvard, cette ancienne fonctionnaire des Nations-Unies bénéficie du ferme soutien des Etats-Unis. Elle en aura bien besoin dans ce pays en ruines ravagé par 15 ans d’une guerre civile qui a fait 250 000 morts.
Dans une interview exclusive à ARTE Reportage, Ellen Johnson-Sirleaf passe en revue les grandes priorités de son programme pour le Liberia : reconstruction, développement, économie, sécurité, réinsertion des enfants soldats et procès en perspective pour l’ancien dictateur Charles Taylor déboulonné en 2003 par la guérilla.


Israël : sur les traces de Sharon
De Richard Puech et Jean-Marc Froissart – ARTE GEIE / Agence Capa – France 2006 (15’00)

La vie d’Ariel Sharon est intimement liée à l’histoire d’Israël. Alors que le Premier Ministre lutte toujours contre la mort après son attaque cérébrale du 4 janvier, ses partisans comme ses adversaires préparent « l’après-Sharon », quelques mois seulement après qu’une décision politique majeure, le retrait unilatéral des colonies juives de la bande de Gaza, ait tracé une nouvelle voie, une nouvelle route.
ARTE Reportage est parti à la rencontre des amis et des adversaires d’Ariel Sharon qui ont croisé sa route tout au long de sa vie, des débuts dans le village de Kfar Malal où Ariel Sharon est né en 1928, à Gaza où les colons juifs expulsés se sont sentis trahis par celui qui a été longtemps considéré comme le « pionnier d’Israël ». Notre équipe a rencontré Ron Nachman, maire de le petite ville d’Ariel, une colonie juive implantée en Cisjordanie depuis 1977 avec l’appui constant d’Ariel Sharon.
Rendez-vous également sur les lieux symboliques où la route de Sharon à croisé l’histoire d’Israël : que ce soit sur le site de la bataille de Latrun de 1948 où le jeune Sharon a combattu pour la création d’Israël, ou encore à Jérusalem où le Sharon politique, alors chef du Likoud, se rend le 28 septembre 2000 sur l’esplanade des mosquées, un acte considéré comme une provocation par les Palestiniens et qui conduira à la deuxième Intifada.




Brésil : le pactole de l’éthanol
De Jacques Rieg et Denis Colle – ARTE GEIE / SAPA – France 2005 (17’30)

Qu’est ce qui se boit, fait rouler des voitures, voler des avions, le tout sans polluer ? L’alcool de canne à sucre, un produit «magique» qui arrive à marier l’économie à l’écologie… du moins au Brésil, premier producteur mondial de canne à sucre. Là-bas, on l’appelle le «pétrole vert». En quelques décennies à peine, le pays a prouvé qu’une alternative au «tout pétrole» est crédible. Et durable.
Le plus important plan de développement d’une énergie renouvelable a eu 30 ans en 2005. Le plan « Pro-Alcool » a été lancé au Brésil en 1975, en pleine crise du pétrole.
A l‘époque, la junte militaire au pouvoir est surtout soucieuse d’alléger une facture pétrolière qui altère gravement l’équilibre du pays. Mais l’idée est excellente. C’est dans ces années-là que l’on «coupe» l’essence – importée- avec de l’alcool, produit localement. Aujourd’hui encore, l’essence pure n’existe pas au Brésil : elle est coupée avec 1/4 d’alcool de canne.
Avec 30 ans d’expérience, les producteurs de canne à sucre ont réussi à baisser considérablement les coûts de production, les plus bas du monde. Résultat : à la pompe, le litre d’alcool est deux fois moins cher que le litre d’essence.
Mais, si dans les stations-service de Sao Paulo, on vendra bientôt plus d’alcool que d’essence, c’est aussi grâce au moteur bi-combustible Flex, mis au point en 2003 par Volkswagen, immédiatement suivi par la plupart des autres constructeurs.
Aujourd’hui, 7 voitures sur 10 vendues au Brésil sont «flex», elles fonctionnent indifféremment à l’essence ou à l’alcool. Le secteur s’assimile à une fusée équipée de deux réacteurs : celui de la flambée du baril de pétrole, qui le rend toujours plus compétitif, et celui des préoccupations environnementales. Le protocole de Kyoto impose une réduction des émissions de gaz à effet des serres, grâce au remplacement de l’essence par l’alcool. Le Brésil a réduit ses émissions de 13%. Et ce n’est qu’un début.
10 milliards de dollars d’investissements sont programmés dans les cinq ans à venir. En quelques années, la production brésilienne de canne à sucre doit passer de 400 millions de tonnes à plus de 500. Rien que pour assurer le développement de la consommation du marché brésilien. Un pactole qui doit devenir mondial. D’autres pays, en Afrique notamment, ont les terres et les conditions hygrométriques pour se lancer dans l’aventure…

=============
ARTE Reportage
Le magazine d'actualité internationale
Tous les mercredis vers 21h35

Edité le : 17-01-06
Dernière mise à jour le : 13-02-09


+ de Comprendre le monde