De Rim Mathlouti - ARTE GEIE / Camicas Productions – France 2007
Ouarzazate, Hollywood du Maghreb. Son soleil, trois studios, des coûts de production deux fois moins élevés qu’aux Etats-Unis, une main d’œuvre bon marché, près de 500 films déjà tournés, et 10.000 emplois temporaires créés. Des films comme « Lawrence d’Arabie », « Gladiators », et plus récemment « Babel », ont été tournés dans cette petite ville de 4.000 habitants du sud du Maroc. Faute d’autre industrie, toute la kasbah vit du cinéma. Une dépendance qui rend vulnérable cette ville de figurants, ces petites mains nourries aux grosses productions du monde entier.
Naceur Oujri est le vétéran des figurants. Il a commencé comme traducteur sur le tournage de Lawrence d’Arabie en 1963 et s’est rapidement glissé dans les costumes. C’est le début de l’aventure du cinéma pour lui et les autres. Pourtant, le métier de figurants n’est pas reconnu au Maroc… Seule une association tente de les défendre tant bien que mal. Mais que peut-elle face aux grands pontes du cinéma ?
Sous-payés, ils n’ont d’autre choix que d’accepter : femmes, vieillards, enfants travaillent plus de 10 heures par jour pour 20 euros maximum. D’ailleurs, quand un film se tourne dans la ville, c’est toute la kasbah qui est à l’affût d’un jour de travail ou deux. Le cinéma, pour les Ouarzazis, c’est un look qui s’entretient et de quoi vivre pour l’année. A ce jour, aucun figurant de Ouarzazate ne s’est vu sur la toile. Il n’y a pas une seule salle de cinéma dans la ville…
L’école des mercenaires
De Emmanuel Razavi et Eric de Lavarène - ARTE GEIE / Hamsa Press – France 2007
John Geddes est l’un des 70.000 « contractors » - autrement dit mercenaires – qui travaillent en Irak et en Afghanistan pour le compte de la coalition. Ses hommes forment une véritable armée privée qui regroupe près de 50 nationalités. Un marché de 100 milliards de dollars annuels, alimenté par deux clients essentiels : les gouvernements anglais et américains. Equipés de treillis, gilets de combat, 9 mm et Kalachnikov, leur mission consiste à assurer la protection de personnalités et de sites sensibles pour un salaire mensuel de 10 000 à 20.000 dollars. De leur site d’entraînement, tenu secret, dans la banlieue de Prague, à la réalité du terrain en Afghanistan, ARTE Reportage a rencontré ces nouveaux mercenaires. Loin de l’image du costaud apatride à la gâchette facile, John, Freddy, Raji et les autres n’ont pas les mêmes dispositions au combat, ni les mêmes motivations. De la forêt tchèque à la « Mercenaires Avenue » de Kaboul, rencontre de ces soldats de l’ombre – souvent d’anciens des forces spéciales - dont les noms ne figureront jamais sur la liste officielle des victimes des guerres d’Irak et d’Afghanistan.
Autrement vu - Malouines : 25 ans après la guerre - 2/3
de Vladimir Vasak - ARTE GEIE – France 2007
Il y a 25 ans, le 19 mars 1982 la dictature militaire Argentine envahissait l’archipel des Malouines 12.000 km2 d’îles battues par les vents de l’Atlantique Sud, l’Antarctique n’est pas loin ! Les Argentins revendiquaient ce territoire qu’ils appellent Malvinas en espagnol, mais que le Royaume-Uni détient depuis 1833. A l’époque les Malouines n’étaient peuplés que d’environ 2000 habitants, principalement des éleveurs de moutons. Margareth Thatcher alors Premier Ministre décida d’envoyer une armada de navires militaires, le combat pour la reprise de l’archipel allait durer jusqu’au 14 juin 82 et se solder par la mort de près de 700 soldats argentins, 255 soldats britanniques et 3 civils.25 ans après alors que le Royaume-Uni va célébrer le 14 juin en grande pompe la Libération des Falklands Vladimir Vasak s’est rendu sur place. Il y a rencontré trois résidents des Iles Falklands, témoins de la vie sur place depuis 1982:
Alex Olmedo, un personnage de Port Stanley, la capitale, qui compte 3000 habitants. Alex est venu du Chili, il a réussi en ouvrant un restaurant : les Malouines s’enrichissent grâce à la pêche et les habitants en profitent.







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Maroc : Ouarzazate fait son cinéma
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